Quand les familles paysannes se lancent dans la recherche

Les personnes qui font de l’agriculture peuvent-elles faire de la recherche ? Sans hésitation, oui ! Au Malawi, ielles testent des méthodes de culture agroécologiques par douzaines selon des méthodes scientifiques et engrangent des succès.

Contexte : mener des recherches en commun

Pour que l’agroécologie soit vraiment efficace et appliquée sur le long terme, il est important de former et d’informer. Dans l’idéal, les personnes pratiquant l’agriculture décident de chercher elles-mêmes les techniques d’agroécologie qui fonctionnent sur leur sol. C’est exactement ce que nous cherchons à instaurer au Malawi.

L’un des plus grands défis de ce pays sont les conditions climatiques. Entre deux périodes de sécheresse, les champs sont régulièrement lessivés par d’intenses précipitations. Les essais menés visent à augmenter la résilience des communautés paysannes face aux effets délétères du climat et d’accroître ainsi progressivement et durablement leur autonomie.

Objectifs : identifier les meilleures méthodes

Biovision et son organisation partenaire SFHC veulent présenter aux familles paysannes plus d’une vingtaine de méthodes de culture agroécologiques. Celles-ci les essaient sur leurs parcelles et peuvent ainsi déterminer ce qui réussit et surtout ce qui correspond le mieux à leurs besoins.

En bref

Nom du projet :

Renforcer les communautés du Malawi en pratiquant l’agroécologie
Bénéficiaires:
Malawi
Partenaires opérationnels:

Soils, Food and Healthy Communities (SFHC), Malawi

Budget du projet en CHF :

104900
Participants:
Femmes
Paysan·nes
Coordination de programme:
Phase actuelle:
2025-2027
Ce projet se concentre sur les objectifs suivants de l’Agenda 2030 de l'ONU:

Les projets internationaux de Biovision sont soutenus par la DDC.

Région
Thèmes

Effets observés jusqu’à présent : une sécurité alimentaire en nette augmentation

L’organisation SFHC a été co-fondée par des familles paysannes. Elle anime aujourd’hui un centre de formation qui dispose de sa propre ferme. Les paysan·nes qu’elle regroupe s’occupent autant de l’administration que de la transmission des savoirs. Au total, plus de 600 personnes expérimentées y transmettent leurs connaissances au sein de groupements paysans de recherche et apportent leur aide pour les tests au niveau local.

De nombreuses publications scientifiques montrent que la démarche du SFHC est la bonne : la progression en termes de sécurité et de diversité alimentaires est notable. À cela s’ajoute la réduction de la dépendance coûteuse aux engrais de synthèse, ce qui a pour effet d’augmenter les ressources disponibles des familles concernées.

Faits et chiffres sur le projet

Plus de
agriculteurs et agricultrices ont partagé leurs connaissances au sein des équipes de recherche paysannes.

Prochaine étape : les méthodes efficaces deviennent la règle

La phase du projet s'est achevée fin 2024. Néanmoins, l'objectif reste que des centaines d'autres agriculteurs et agricultrices puissent bénéficier à long terme des résultats obtenus. Notre organisation partenaire, SFHC, continuera à travailler sur l'identification et l'établissement des pratiques les plus prometteuses et rentables pour chaque exploitation. L'objectif ultime reste de transmettre les techniques durables au plus grand nombre possible de personnes.

 

Plus d'informations sur ce projet

Faites un don

Votre don permet aux petits paysans et paysannes de se convertir à l’agriculture biologique et de mener ainsi une vie autodéterminée. En plus de la diffusion de méthodes de culture écologiques, votre don soutient également le travail de projet de Biovision dans le monde entier.

CHF
CHF
CHF
Montant libre

Vous souhaitez soutenir ce projet? Contactez

Sharon Nehrenheim
Responsable communication et collecte de fonds, Membre du Comité exécutif
+41 44 512 58 13

Région du projet

Histoires sur ce projet ou sur des projets similaires

Agriculture

Un pot à lait porteur d’avenir

En Tanzanie, des familles massaïs se forgent un nouvel avenir dans l’agriculture grâce à des troupeaux robustes, à une coopérative engagée et à des techniques d’élevage et de culture durables. De quoi mieux résister à la sécheresse, aux prix trop bas et aux maladies.
Agriculture, Marchés

Du lait à la valeur ajoutée

Sécheresses, achats incertains et rendements fluctuants constituent des défis majeurs pour de nombreux producteurs et productrices de lait. Pour y répondre, Biovision soutient un projet en Tanzanie : avec des partenaires locaux, le lait collecté auprès de communautés massaïs est transformé sur place. L’objectif est de créer des structures plus fiables et d’assurer au quotidien davantage de stabilité aux familles massaïs concernées.
Agriculture, Marchés

Quand le collectif l’emporte

La culture intensive du tabac a longtemps été l’un des rares moyens de gagner de l’argent dans le nord du Malawi. Avec son mari et d’autres jeunes paysan·nes, Monica Ngoma emprunte une nouvelle voie : coopération, méthodes agroécologiques et création de valeur locale plutôt que dépendance à la chimie, au tabac et à l’arbitraire du marché mondial.
Agriculture, Marchés

L’émergence des entreprises agroécologiques sur le marché

Lucy Asiimwe, responsable du projet « Neycha Accelerator Fund », explique les objectifs, les défis et les succès du programme, qui consiste à aider des entreprises émergentes en Afrique de l’Est à devenir plus durables et plus compétitives sur le marché.