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Communiqués de presse

Sécurité alimentaire : les scientifiques et les citoyen·nes proposent de nouvelles pistes

(Avenir alimentaire de la Suisse) Le livre blanc scientifique « L’avenir de l’alimentation en Suisse » a été présenté lors du premier Sommet Suisse sur le Système Alimentaire à Berne. À l’aide d’une voie d’action politique concrète, ce document indique la voie à suivre pour réussir la transition vers un système alimentaire durable. Le conseiller fédéral Guy Parmelin a accueilli les quelque 300 personnes ayant fait le déplacement pour échanger sur ce livre blanc ainsi que sur les recommandations de l’Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire.

Berne, le 2 février 2023 | Notre sécurité alimentaire est menacée. Les guerres, les pandémies, le changement climatique et l’appauvrissement de la biodiversité menacent également l’approvisionnement de la Suisse. En même temps, le système alimentaire est également le moteur de ces crises, du changement climatique aux pandémies en passant par l’appauvrissement de la biodiversité. Afin de réduire les coûts engendrés par l’adaptation aux crises de demain, il est nécessaire d’orienter de façon rapide et globale le système alimentaire suisse vers des objectifs durables. C’est ce qui ressort de la publication « L’avenir de l’alimentation en Suisse – Livre blanc des principaux leviers et des pistes politiques pour un système alimentaire durable » présentée aujourd’hui à Berne lors du Sommet sur le Système Alimentaire. Ce livre blanc a été remis aujourd’hui au conseiller fédéral Guy Parmelin lors du sommet, en même temps que les recommandations de l’Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire.

Ce livre blanc repose sur l’expertise de plus de 40 scientifiques issus d’institutions de renom qui ont collaboré au sein du comité scientifique Avenir Alimentaire Suisse, initié par SDSN Suisse. Les travaux ont été dirigés par le Dr Lukas Fesenfeld, chercheur en transformation au Centre Oeschger de recherche climatique de l’Université de Berne et enseignant à l’EPF de Zurich. « Il ne s’agit pas seulement de l’agriculture ; il s’agit de toute la chaîne de valeur, depuis la production jusqu’à la consommation », explique-t-il. Et il évoque aussi les défis à relever : « Pour que le système alimentaire suisse soit durable et pérenne, il faut tenir compte non seulement des aspects écologiques, mais aussi des aspects économiques et sociaux. Ceci est particulièrement important pour assurer une mutation socialement équitable du système alimentaire. Cela implique une réorientation stratégique de la politique du système alimentaire. Pour y parvenir, il est nécessaire que l’État apporte son soutien et impose des exigences de manière rapide et ciblée tout au long de la chaîne de valeur. »

Les scientifiques confirment ainsi les conclusions de l’Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire. Ses recommandations, présentées en novembre dernier, vont dans le même sens. Les 126 recommandations de l’Assemblée Citoyenne, votées démocratiquement, mettent également en évidence les domaines où il est possible de trouver des solutions politiques majoritaires.

« Cette tâche exige une solidarité sociale »

« Réorienter le système alimentaire de manière durable est une tâche qui incombe à l’ensemble de la société. Elle exige que l’agriculture, l’économie et les consommateur·trices s’unissent », explique Carole Küng, codirectrice du Sustainable Development Solutions Network Suisse (SDSN Suisse), qui résume ainsi la situation initiale. Le livre blanc reconnaît les efforts et les progrès réalisés jusqu’à présent par le secteur privé et l’État en matière de durabilité. En même temps, des chiffres récents montrent que pour réussir à réorienter durablement le système alimentaire, il faut des objectifs politiques nettement plus ambitieux et des mesures plus efficaces. « Plus cette réorientation sera rapide, plus les chances de profiter du changement, d’éviter les crises et de minimiser les coûts seront grandes », souligne Carole Küng. « Si les défis sont relevés suffisamment tôt, nous pourrons faire des économies à long terme. »

Une nouvelle dynamique grâce au fonds de transformation et à la commission sur l’avenir

La Suisse ferait figure de pionnière au niveau mondial en proposant une voie d’action scientifiquement fondée pour réorienter le système alimentaire en accord avec les objectifs de développement durable de l’Agenda 2030 des Nations unies. Pour y parvenir, le livre blanc propose pour la Suisse un approvisionnement alimentaire selon les principes de l’agroécologie, qui allie les intérêts économiques aux intérêts écologiques et sociaux sur l’ensemble du système alimentaire. Pour la mise en œuvre, il est prévu, dans une première phase jusqu’en 2025, de promouvoir de manière ciblée les innovations technologiques et les offres durables dans les cantines et les restaurants, mais aussi de verser des primes de conversion aux exploitations agricoles. Pour le financement des mesures, il est prévu de créer un nouveau fonds de transformation qui serait alimenté par des fonds publics et privés.

Le livre blanc indique de manière concrète l’ordre chronologique selon lequel les différentes mesures pourraient être mise en œuvre afin d’obtenir un maximum d’effets. Alors que les mesures individuelles sont souvent peu efficaces et difficiles à mettre en œuvre, elles se révèlent très efficaces lorsqu’elles sont appliquées ensemble. Le déroulement stratégique et la combinaison des mesures sur la durée pour l’ensemble du système alimentaire sont des éléments décisifs pour le succès et la mise en œuvre.

Le livre blanc prévoit la mise en place d’une « commission sur l’avenir du système alimentaire » afin de structurer le processus de négociation basé sur le consensus. Les principaux acteurs du système alimentaire ainsi que la Confédération, les cantons et les communes y sont représentés équitablement. Ce dispositif assure la confidentialité et le caractère multilatéral du processus de négociation, qui est coordonné de manière neutre et fait l’objet d’un suivi scientifique. Par ailleurs, il convient de garantir une implication régulière des citoyen·nes dans le processus, non pas comme parlement de substitution, mais comme organe consultatif. Ce processus de négociation inédit pour la Suisse pourrait ouvrir la voie à de nouvelles coalitions visant à réorienter la politique du système alimentaire.

Trouvez de plus amples informations ci-dessous ainsi que le site Internet (en Allemand).

Dossier de presse

  • Brochure livre blanc « L’avenir de l’alimentation en Suisse » (76 pages, PDF)
  • Version courte du livre blanc « Les voies de l’avenir alimentaire de la Suisse » (4 pages, PDF)
  • Recommandations de l’Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire (44 pages, PDF)
  • Invitation, programme et informations générales à propos du Sommet Suisse sur le Système Alimentaire, PDF

(Le Sommet sur le Système Alimentaire fait partie de notre projet Avenir alimentaire de la Suisse.)

Berne, le 2 février 2023 | Notre sécurité alimentaire est menacée. Les guerres, les pandémies, le changement climatique et l’appauvrissement de la biodiversité menacent également l’approvisionnement de la Suisse. En même temps, le système alimentaire est également le moteur de ces crises, du changement climatique aux pandémies en passant par l’appauvrissement de la biodiversité. Afin de réduire les coûts engendrés par l’adaptation aux crises de demain, il est nécessaire d’orienter de façon rapide et globale le système alimentaire suisse vers des objectifs durables. C’est ce qui ressort de la publication « L’avenir de l’alimentation en Suisse – Livre blanc des principaux leviers et des pistes politiques pour un système alimentaire durable » présentée aujourd’hui à Berne lors du Sommet sur le Système Alimentaire. Ce livre blanc a été remis aujourd’hui au conseiller fédéral Guy Parmelin lors du sommet, en même temps que les recommandations de l’Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire.

Ce livre blanc repose sur l’expertise de plus de 40 scientifiques issus d’institutions de renom qui ont collaboré au sein du comité scientifique Avenir Alimentaire Suisse, initié par SDSN Suisse. Les travaux ont été dirigés par le Dr Lukas Fesenfeld, chercheur en transformation au Centre Oeschger de recherche climatique de l’Université de Berne et enseignant à l’EPF de Zurich. « Il ne s’agit pas seulement de l’agriculture ; il s’agit de toute la chaîne de valeur, depuis la production jusqu’à la consommation », explique-t-il. Et il évoque aussi les défis à relever : « Pour que le système alimentaire suisse soit durable et pérenne, il faut tenir compte non seulement des aspects écologiques, mais aussi des aspects économiques et sociaux. Ceci est particulièrement important pour assurer une mutation socialement équitable du système alimentaire. Cela implique une réorientation stratégique de la politique du système alimentaire. Pour y parvenir, il est nécessaire que l’État apporte son soutien et impose des exigences de manière rapide et ciblée tout au long de la chaîne de valeur. »

Les scientifiques confirment ainsi les conclusions de l’Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire. Ses recommandations, présentées en novembre dernier, vont dans le même sens. Les 126 recommandations de l’Assemblée Citoyenne, votées démocratiquement, mettent également en évidence les domaines où il est possible de trouver des solutions politiques majoritaires.

« Cette tâche exige une solidarité sociale »

« Réorienter le système alimentaire de manière durable est une tâche qui incombe à l’ensemble de la société. Elle exige que l’agriculture, l’économie et les consommateur·trices s’unissent », explique Carole Küng, codirectrice du Sustainable Development Solutions Network Suisse (SDSN Suisse), qui résume ainsi la situation initiale. Le livre blanc reconnaît les efforts et les progrès réalisés jusqu’à présent par le secteur privé et l’État en matière de durabilité. En même temps, des chiffres récents montrent que pour réussir à réorienter durablement le système alimentaire, il faut des objectifs politiques nettement plus ambitieux et des mesures plus efficaces. « Plus cette réorientation sera rapide, plus les chances de profiter du changement, d’éviter les crises et de minimiser les coûts seront grandes », souligne Carole Küng. « Si les défis sont relevés suffisamment tôt, nous pourrons faire des économies à long terme. »

Une nouvelle dynamique grâce au fonds de transformation et à la commission sur l’avenir

La Suisse ferait figure de pionnière au niveau mondial en proposant une voie d’action scientifiquement fondée pour réorienter le système alimentaire en accord avec les objectifs de développement durable de l’Agenda 2030 des Nations unies. Pour y parvenir, le livre blanc propose pour la Suisse un approvisionnement alimentaire selon les principes de l’agroécologie, qui allie les intérêts économiques aux intérêts écologiques et sociaux sur l’ensemble du système alimentaire. Pour la mise en œuvre, il est prévu, dans une première phase jusqu’en 2025, de promouvoir de manière ciblée les innovations technologiques et les offres durables dans les cantines et les restaurants, mais aussi de verser des primes de conversion aux exploitations agricoles. Pour le financement des mesures, il est prévu de créer un nouveau fonds de transformation qui serait alimenté par des fonds publics et privés.

Le livre blanc indique de manière concrète l’ordre chronologique selon lequel les différentes mesures pourraient être mise en œuvre afin d’obtenir un maximum d’effets. Alors que les mesures individuelles sont souvent peu efficaces et difficiles à mettre en œuvre, elles se révèlent très efficaces lorsqu’elles sont appliquées ensemble. Le déroulement stratégique et la combinaison des mesures sur la durée pour l’ensemble du système alimentaire sont des éléments décisifs pour le succès et la mise en œuvre.

Le livre blanc prévoit la mise en place d’une « commission sur l’avenir du système alimentaire » afin de structurer le processus de négociation basé sur le consensus. Les principaux acteurs du système alimentaire ainsi que la Confédération, les cantons et les communes y sont représentés équitablement. Ce dispositif assure la confidentialité et le caractère multilatéral du processus de négociation, qui est coordonné de manière neutre et fait l’objet d’un suivi scientifique. Par ailleurs, il convient de garantir une implication régulière des citoyen·nes dans le processus, non pas comme parlement de substitution, mais comme organe consultatif. Ce processus de négociation inédit pour la Suisse pourrait ouvrir la voie à de nouvelles coalitions visant à réorienter la politique du système alimentaire.

Trouvez de plus amples informations ci-dessous ainsi que le site Internet (en Allemand).

Dossier de presse

  • Brochure livre blanc « L’avenir de l’alimentation en Suisse » (76 pages, PDF)
  • Version courte du livre blanc « Les voies de l’avenir alimentaire de la Suisse » (4 pages, PDF)
  • Recommandations de l’Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire (44 pages, PDF)
  • Invitation, programme et informations générales à propos du Sommet Suisse sur le Système Alimentaire, PDF

(Le Sommet sur le Système Alimentaire fait partie de notre projet Avenir alimentaire de la Suisse.)

Recommandations consensuelles pour une politique alimentaire durable

Prise de position de Frank Eyhorn, directeur de Biovision, sur les recommandations de l’Assemblée des citoyens suisses en matière de politique alimentaire.

Que se passe-t-il lorsque la population suisse élabore des recommandations à l’intention des responsables politiques ? Quelque 80 personnes choisies au hasard par un institut spécialisé dans les enquêtes de marché se sont penchées cinq mois durant sur les défis complexes de notre système alimentaire, du champ à l’assiette et au-delà. Des expert·es des principaux instituts de recherche du pays et l’ensemble des groupes d’intérêt, de la production agricole à la transformation et au commerce en passant par les organisations environnementales et les associations de consommateur·trices, ont contribué à parts égales à informer les membres de l’Assemblée Citoyenne pour la Politique Alimentaire sur les enjeux du système. Le processus a été animé par une partie indépendante et accompagné scientifiquement par l’École polytechnique fédérale de Zurich.

Le résultat impressionne et surprend. Alors que le débat sur l’avenir de l’agriculture en Suisse est notoirement polarisé et fait parfois la part belle à la polémique, les discussions ont cette fois été marquées par la volonté de prendre en considération différentes perspectives et de développer ensemble des solutions viables. Car une chose a fait l’unanimité : il est urgent de repenser la manière dont nous produisons et consommons nos aliments. Aujourd’hui, notre alimentation contribue dans une large mesure à la disparition des espèces, au changement climatique, à la pollution des eaux et à de nombreux problèmes de santé publique, dont les coûts pour la société sont considérables. De plus, comme nous importons près de la moitié de nos denrées alimentaires et du fourrage pour animaux, notre mode d’alimentation est source de pauvreté et de dégradation de l’environnement dans les pays d’origine.

Des recommandations consensuelles

Les propositions validées par l’assemblée ne reflètent pas les clivages habituels de type ville-campagne et gauche-droite. Une politique alimentaire à même de faire consensus ne doit pas imposer des objectifs environnementaux qui soient pénalisants pour les paysan·nes.
Les recommandations de l’assemblée citoyennes sont donc nuancées et actionnent des leviers à différents niveaux : par exemple l’information des consommateurs et consommatrices, des changements dans la politique des prix du commerce de détail, le renforcement de la promotion de l’agriculture durable ainsi que la promotion de la recherche et de la formation dans le domaine de l’alimentation. Il s’agit d’utiliser davantage de terres arables pour l’alimentation humaine plutôt qu’animale, d’augmenter le degré d’autosuffisance de la Suisse et de réduire les charges bureaucratiques.

Pour les un·es, les recommandations de l’assemblée citoyenne ne vont pas assez loin, pour les autres, elles sont trop radicales. Pour autant, la majorité des membres s’est prononcé en leur faveur. Ces mesures sont donc à même de réunir une majorité derrière elles.

La balle est maintenant dans le camp politique. Dans sa stratégie présentée cet été sur l’orientation future de la politique agricole, le Conseil fédéral reconnaît l’urgence d’agir, mais remet les réformes aux calendes grecques en visant l’horizon 2050. Cela ne rend pas justice à la gravité de la situation. Reste à espérer que le Parlement s’inspirera du courage dont a témoigné l’assemblée citoyenne et qu’il adoptera un plan d’action global. Car les guerres de tranchées ne mènent nulle part, et continuer comme avant n’est pas une option.

Télécharger le communiqué de presse en PDF

Que se passe-t-il lorsque la population suisse élabore des recommandations à l’intention des responsables politiques ? Quelque 80 personnes choisies au hasard par un institut spécialisé dans les enquêtes de marché se sont penchées cinq mois durant sur les défis complexes de notre système alimentaire, du champ à l’assiette et au-delà. Des expert·es des principaux instituts de recherche du pays et l’ensemble des groupes d’intérêt, de la production agricole à la transformation et au commerce en passant par les organisations environnementales et les associations de consommateur·trices, ont contribué à parts égales à informer les membres de l’Assemblée Citoyenne pour la Politique Alimentaire sur les enjeux du système. Le processus a été animé par une partie indépendante et accompagné scientifiquement par l’École polytechnique fédérale de Zurich.

Le résultat impressionne et surprend. Alors que le débat sur l’avenir de l’agriculture en Suisse est notoirement polarisé et fait parfois la part belle à la polémique, les discussions ont cette fois été marquées par la volonté de prendre en considération différentes perspectives et de développer ensemble des solutions viables. Car une chose a fait l’unanimité : il est urgent de repenser la manière dont nous produisons et consommons nos aliments. Aujourd’hui, notre alimentation contribue dans une large mesure à la disparition des espèces, au changement climatique, à la pollution des eaux et à de nombreux problèmes de santé publique, dont les coûts pour la société sont considérables. De plus, comme nous importons près de la moitié de nos denrées alimentaires et du fourrage pour animaux, notre mode d’alimentation est source de pauvreté et de dégradation de l’environnement dans les pays d’origine.

Des recommandations consensuelles

Les propositions validées par l’assemblée ne reflètent pas les clivages habituels de type ville-campagne et gauche-droite. Une politique alimentaire à même de faire consensus ne doit pas imposer des objectifs environnementaux qui soient pénalisants pour les paysan·nes.
Les recommandations de l’assemblée citoyennes sont donc nuancées et actionnent des leviers à différents niveaux : par exemple l’information des consommateurs et consommatrices, des changements dans la politique des prix du commerce de détail, le renforcement de la promotion de l’agriculture durable ainsi que la promotion de la recherche et de la formation dans le domaine de l’alimentation. Il s’agit d’utiliser davantage de terres arables pour l’alimentation humaine plutôt qu’animale, d’augmenter le degré d’autosuffisance de la Suisse et de réduire les charges bureaucratiques.

Pour les un·es, les recommandations de l’assemblée citoyenne ne vont pas assez loin, pour les autres, elles sont trop radicales. Pour autant, la majorité des membres s’est prononcé en leur faveur. Ces mesures sont donc à même de réunir une majorité derrière elles.

La balle est maintenant dans le camp politique. Dans sa stratégie présentée cet été sur l’orientation future de la politique agricole, le Conseil fédéral reconnaît l’urgence d’agir, mais remet les réformes aux calendes grecques en visant l’horizon 2050. Cela ne rend pas justice à la gravité de la situation. Reste à espérer que le Parlement s’inspirera du courage dont a témoigné l’assemblée citoyenne et qu’il adoptera un plan d’action global. Car les guerres de tranchées ne mènent nulle part, et continuer comme avant n’est pas une option.

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L’Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire présente ses recommandations

Après presque six mois de travail, l’Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire présente ses recommandations au monde politique pour un système alimentaire durable. L’Assemblée citoyenne propose une politique alimentaire durable et globale, qui place la santé humaine au centre des préoccupations, préserve et améliore les écosystèmes et crée des conditions équitables pour toutes les parties prenantes.

Berne, le 7 novembre 2022 / La première Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire a présenté aujourd’hui ses recommandations à l’intention du monde politique. Au cours de leurs presque six mois de travail, les 80 membres de l’Assemblée Citoyenne sont arrivés à la conclusion qu’il était urgent de transformer notre système alimentaire pour le rendre plus durable et que le monde politique devait accorder une plus grande priorité à ce sujet.

Le dimanche 6 novembre, l’Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire a adopté son catalogue de recommandations à l’attention du monde politique, avec des mesures concrètes pour un système alimentaire durable en Suisse. «Je suis impressionnée par la diversité, le nombre et la qualité des recommandations de l’Assemblée Citoyenne. Cela confirme mon expérience selon laquelle la population apporte une contribution importante à la recherche de solutions politiques bénéficiant d’un large soutien », constate la professeure Johanna Jacobi (EPF Zurich), membre du conseil scientifique de l’Assemblée Citoyenne. Mme Jacobi, qui dirige également une recherche d’accompagnement sur le processus et les résultats, ajoute : « Les recommandations en matière de politique alimentaire constituent une base légitime et de qualité pour le débat sur les solutions durables, qui est souvent enflammé et marqué par des clivages idéologiques. Elles vont bien au-delà de l’agriculture et impliquent tous les éléments de notre système alimentaire. »

L’assemblée citoyenne souhaite une politique alimentaire qui implique toutes les facettes du sstème alimentaire – également la consommation et le commerce. Laurent Repond, ingénieur de 36 ans et participant à l’Assemblée Citoyenne, déclare : «Nos recommandations ont été développées et approuvées par nous même, pour nous même et pour nos concitoyens actels comme futurs. Les recommandations centrées sur la santé, l’information et l’éducation sont celles qui me tiennent le plus à cœur».

La balle est dans le camp de la politique

« Avec l’Assemblée Citoyenne, la population a pour la première fois obtenu une voix pour apporter des recommandations de mesures concrètes pour une future politique alimentaire dans le débat en cours », explique Daniel Langmeier, chef de projet à la Fondation Biovision. Les trois organisations responsables (voir ci-dessous*) reprennent avec l’Assemblée Citoyenne une impulsion du Conseil fédéral. Celui-ci vise, avec sa « Stratégie pour le développement durable 2030 », un changement vers un système alimentaire durable en Suisse. Pour ce faire, le Conseil fédéral mise sur le dialogue. Alwin Kopše, responsable du Secteur Affaires internationales, développement durable, systèmes alimentaires à l’Office fédéral de l’agriculture, déclare à ce sujet : « La transformation des systèmes alimentaires ne peut réussir que si tous les acteurs sont impliqués. C’est pourquoi nous saluons ce dialogue entre citoyen·nes et apprécions beaucoup le travail accompli. »

Nadia Catelli Matasci, 71 ans, participante au conseil citoyen et paysanne de montagne tessinoise, déclare : « Nous avons investi beaucoup de temps et d’efforts dans un sujet qui nous concerne tous. Nous croyons et avons confiance dans le fait que nos recommandations seront effectivement prises en compte et surtout traduites en mesures concrètes ».

Toutes les recommandations peuvent être consultées sur www.buergerinnenrat.ch/fr/recommendations

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(L’Assemblée Citoyenne pour la Politique Alimentaire fait partie de notre projet Avenir alimentaire de la Suisse.)

Berne, le 7 novembre 2022 / La première Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire a présenté aujourd’hui ses recommandations à l’intention du monde politique. Au cours de leurs presque six mois de travail, les 80 membres de l’Assemblée Citoyenne sont arrivés à la conclusion qu’il était urgent de transformer notre système alimentaire pour le rendre plus durable et que le monde politique devait accorder une plus grande priorité à ce sujet.

Le dimanche 6 novembre, l’Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire a adopté son catalogue de recommandations à l’attention du monde politique, avec des mesures concrètes pour un système alimentaire durable en Suisse. «Je suis impressionnée par la diversité, le nombre et la qualité des recommandations de l’Assemblée Citoyenne. Cela confirme mon expérience selon laquelle la population apporte une contribution importante à la recherche de solutions politiques bénéficiant d’un large soutien », constate la professeure Johanna Jacobi (EPF Zurich), membre du conseil scientifique de l’Assemblée Citoyenne. Mme Jacobi, qui dirige également une recherche d’accompagnement sur le processus et les résultats, ajoute : « Les recommandations en matière de politique alimentaire constituent une base légitime et de qualité pour le débat sur les solutions durables, qui est souvent enflammé et marqué par des clivages idéologiques. Elles vont bien au-delà de l’agriculture et impliquent tous les éléments de notre système alimentaire. »

L’assemblée citoyenne souhaite une politique alimentaire qui implique toutes les facettes du sstème alimentaire – également la consommation et le commerce. Laurent Repond, ingénieur de 36 ans et participant à l’Assemblée Citoyenne, déclare : «Nos recommandations ont été développées et approuvées par nous même, pour nous même et pour nos concitoyens actels comme futurs. Les recommandations centrées sur la santé, l’information et l’éducation sont celles qui me tiennent le plus à cœur».

La balle est dans le camp de la politique

« Avec l’Assemblée Citoyenne, la population a pour la première fois obtenu une voix pour apporter des recommandations de mesures concrètes pour une future politique alimentaire dans le débat en cours », explique Daniel Langmeier, chef de projet à la Fondation Biovision. Les trois organisations responsables (voir ci-dessous*) reprennent avec l’Assemblée Citoyenne une impulsion du Conseil fédéral. Celui-ci vise, avec sa « Stratégie pour le développement durable 2030 », un changement vers un système alimentaire durable en Suisse. Pour ce faire, le Conseil fédéral mise sur le dialogue. Alwin Kopše, responsable du Secteur Affaires internationales, développement durable, systèmes alimentaires à l’Office fédéral de l’agriculture, déclare à ce sujet : « La transformation des systèmes alimentaires ne peut réussir que si tous les acteurs sont impliqués. C’est pourquoi nous saluons ce dialogue entre citoyen·nes et apprécions beaucoup le travail accompli. »

Nadia Catelli Matasci, 71 ans, participante au conseil citoyen et paysanne de montagne tessinoise, déclare : « Nous avons investi beaucoup de temps et d’efforts dans un sujet qui nous concerne tous. Nous croyons et avons confiance dans le fait que nos recommandations seront effectivement prises en compte et surtout traduites en mesures concrètes ».

Toutes les recommandations peuvent être consultées sur www.buergerinnenrat.ch/fr/recommendations

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(L’Assemblée Citoyenne pour la Politique Alimentaire fait partie de notre projet Avenir alimentaire de la Suisse.)

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