La solution contre la malnutrition

Le saviez-vous ? Au Malawi, un enfant sur trois souffre de malnutrition. Alors que la crise alimentaire touche le continent africain de plein fouet, l’agriculture écologique constitue un espoir pour des milliers de familles de sortir de la faim. Découvrez les destins croisés de Esther Lupafya et Esther Elizabeth Maona et comment l’agroécologie a changé leurs vies. 

Picture from the 90s taken in fron of an old hospital in Ekwendeni
Esther Lupafya au centre de traitement de la malnutrition infantile. La photo date du début des années 90.

D’infirmière à agroécologiste

Esther Lupafya a dédié sa vie à la lutte contre la malnutrition infantile. Lorsqu’elle passe pour la première fois les portes du centre de traitement de la malnutrition infantile de l’hôpital d’Ekwendeni, dans le nord du Malawi, la jeune femme est attristée par la détresse des nombreuses familles qui défilent devant elle dans l’espoir de rétablir la santé de leurs enfants grâce à des rations alimentaires d’urgence à base de maïs et de soja.

Une habitante de la région, Esther Elizabeth Maona est affligée. Ses enfants souffrent de malnutrition et doivent être emmenés à l’hôpital. Infirmière de formation, Esther Lupafya se retrouve parfois à devoir soigner jusqu’à 100 enfants malnutris en même temps entre 1989 et 2011. Elle se rappelle le sentiment d’inquiétude qu’elle ressent à l’époque : « L’affluence au centre ne cessait d’augmenter. Les mères me faisaient souvent part de leur anxiété à l’idée de quitter l’hôpital. » Il fallait trouver une solution durable pour éradiquer la malnutrition.

Il y a 20 ans, une jeune étudiante canadienne qui mène des recherches en agroécologie, croise la route d’Esther Lupafya. En travaillant ensemble, les deux femmes parviennent à identifier les causes de la malnutrition : le manque de connaissances, l’épuisement des sols et les inégalités de genre.

Qui est Esther Lupafya ?

Esther Lupafya est à l’origine du projet « ­Soils, Food and Healthy Communities » (SFHC). Elle a contribué aux succès du projet en matière de sécurité alimentaire et de nutrition au fil des ans. Elle a également travaillé à l’intégration de la formation en matière de genre dans la mise en œuvre de l’agroécologie. Elle est engagée dans l’amélioration des moyens de subsistance des Malawien·nes. Elle a précédemment travaillé comme coordinatrice VIH/SIDA à l’hôpital Ekwendeni. Esther est titulaire d’une maîtrise en développement social et santé obtenue à l’université Queen Margaret, à Édimbourg. 

Femme souriant avec des lunettes de soleil noires

Les principes de l’agroécologie mis en pratique par Biovision, proposent des solutions concrètes dans la lutte contre la faim et la pauvreté.

Formations en agriculture bio, distributions de semences diversifiées, suivis personnalisés, Esther Lupafya et son équipe dispensent leurs premiers cours d’agroécologie en 2000 au sein même de l’hôpital. Onze ans plus tard, pour le plus grand soulagement des familles du ville d’Ekwendi, on fête la fermeture du centre de traitement de la malnutrition. 

Paysannes du Malawi présentant gaiement leur récolte de légumes
Elizabeth et ses voisines, Grace Kanyasko (à gauche) et Towera Mbano (à droite), cueillent des légumes dans le jardin communautaire qu'elles cultivent ensemble.
Femme souriant les bras croisé au Malawi
« Grâce à des formations, j'ai pu me convertir à l'agriculture bio. Depuis, ma famille a toujours assez à manger. »
Esther Elizabeth Maona, paysanne à Ekwendeni, au Nord du Malawi

Un nouveau toit pour le centre de formation grâce à vos dons

En 2018, une contribution financière de Biovision a permis au centre de formation d’emménager dans des locaux plus spacieux, où sont dispensés, en plus des cours sur l’agriculture biologique, des cours de nutrition et des formations à l’égalité de genre. Le centre de formation met à disposition un jardin de démonstration en permaculture et encourage les paysan·nes à tester différentes méthodes de culture. Il·elles se regroupent en groupes de recherche, qui transmettent leurs nouvelles connaissances aux communautés.

Il reste encore beaucoup à faire !

Ce que nous voulons réaliser avec votre aide d’ici 2025 : 

  • Former 20 000 ménages à l’agroécologie
  • Faire connaître les pratiques agroécologiques à 200 000 autres ménages grâce au transfert direct de connaissances entre paysan·nes
  • Améliorer la situation alimentaire de centaines de milliers de personnes (jusqu’à 1 million) et aider les communautés à être plus résilientes
Elizabeth Maona (c) at the demonstration garden onsite at the SFHC training center. She is joined by other farmers who were trained at the center.

Dans le nord du Malawi, Biovision soutient un centre de formation en agroécologie. Les familles paysannes y apprennent à améliorer leurs sols à l’aide d’engrais naturels et à introduire plus de diversité dans leurs cultures pour répartir les risques de mauvaises récoltes.

Faites un don pour nous aider à étendre notre aide à d’autres région du Malawi afin d’éradiquer durablement la faim dans le reste du pays. 

Grâce à votre soutien, cette vision peut devenir une réalité dans beaucoup d’autres régions du Malawi. Nous ne pourrons pas y parvenir sans vous, merci !

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