La durabilité dans toutes les bouches : CLEVER pour des achats durables

Par

Martin Grossenbacher, Biovision

Pourquoi les jeunes optent-ils pour plus de durabilité lorsqu’ils font des achats et qu’est-ce qui les en dissuade ? Quel rôle joue le foyer parental ou l’école dans ce contexte ? A l’occasion du passage de l’exposition CLEVER à Lausanne, nous avons recueilli certains témoignages d’élèves.
Die CLEVER-Praktikant:innen stehen mit Rat und Tat zur Seite, wenn es darum geht, den eigenen Konsum auf die Nachhaltigkeit zu überprüfen.
Notre stagiaire Elisa, montre aux élèves de l'ETML la durabilité de leurs achats grâce à l'outil d'évaluation CLEVER.

Quelle importance accordez-vous à la durabilité lorsque vous faite vos achats ?

Bastien: Je suis du genre à consommer selon mon humeur et mes envies, et je vis encore chez mes parents qui font presque toujours les courses pour toute la famille. Mais avec ma sœur bataille pour manger moins de viande à la maison. Ces derniers temps, je fais plus attention à l’écologie et à la consommation durable en général. Jusqu’à présent, je le faisais plutôt au feeling. Mais à l’exposition CLEVER, j’ai reçu des conseils intéressants sur ce qui est important dans le choix d’un produit durable.

Rachèle: Je considère que nous avons la responsabilité de faire en sorte que nos enfants et petits-enfants puissent elles et eux aussi vivre sur la planète dans les mêmes conditions que nous. C’est pourquoi je réfléchis toujours deux fois avant d’acheter. Ce que je préfère, c’est faire mes achats directement auprès des agricultrices ou agriculteurs sur le marché. Les produits y sont plus frais qu’au supermarché. Par contre je vis toujours chez mes parents.

Quelles sont vos expériences avec les achats durables à la maison ?

Rachèle: Pour mon père, il est important d’éviter autant que possible d’acheter des produits transformés. Il apprécie la « vraie nourriture », dans le sens où elle est fraîche et préparée à la maison. Lorsqu’il fait les courses, il lit toujours les étiquettes sur l’emballage et s’intéresse aux ingrédients contenus dans un produit. Ma mère est un peu plus pragmatique. Comme elle s’occupe du ménage et de la cuisine au quotidien, il est important pour elle que les choses soient simples et aillent vite. Mais ils font tous les deux aussi attention au prix lorsqu’ils font les courses.

Bastien: Le prix est également un facteur déterminant pour mes parents. Ils font leurs courses au supermarché et de temps en temps ils vont jusqu’en France. Mais la durabilité joue un rôle de plus en plus important pour chez nous. Nous mangeons par exemple moins de viande qu’avant et celle que nous consommons est de meilleure qualité et si possible bio. Plus tard, lorsque je vivrai seul, la durabilité jouera un rôle important dans mes achats.

Qu’est-ce qui freine les gens de faire des achats plus durables ?

Bastien: L’un des facteurs est certainement le fait que de nombreuses personnes ne disposent pas des connaissances nécessaires. Et bien sûr, les prix élevés entrent en jeu. Pourquoi une famille de six personnes achèterait-elle seulement six œufs, alors qu’elle peut en acheter douze qui ne sont pas bio pour le même prix ? Et qu’est-ce qui est vraiment durable ? J’ai appris lors de l’exposition CLEVER que ce n’est pas parce que c’est marqué « bio » que c’est forcément durable.

Rachèle: Mon frère a 15 ans et ne connait pas le concept de durabilité. Je trouve que c’est dommage, car il fait partie de la prochaine génération et devrait être informé. Mais l’accent n’est pas du tout mis sur ce point à l’école.

Qu’est-ce qui devrait changer pour que davantage de personnes fassent des achats plus durables à l’avenir ?

Rachèle: Je pense qu’il faudrait en parler davantage pendant l’école obligatoire. La sensibilisation devrait commencer dès que les enfants sont capables de comprendre et de mettre en pratique ce qui leur est enseigné.

Bastien: Je vois aussi un grand potentiel dans la transmission des connaissances dans les écoles. On pourrait l’enseigner de manière progressive : de manière plutôt ludique avec les plus jeunes et en mettant davantage l’accent sur les faits et le contexte avec les plus grand·es. Ca pourrait ainsi être bien intégrée dans l’enseignement scolaire.

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