Communiqués de presse

Vous trouverez sur cette page une sélection de communiqués de presse. Les expert·es de Biovision prennent régulièrement position sur des sujets brûlants de notre temps et communiquent des informations aux médias sur l’agroécologie comme voie d’accès à des systèmes alimentaires durables.

Mehrheitsfähige Empfehlungen für eine nachhaltige Ernährungspolitik

Stellungnahme von Frank Eyhorn, Geschäftsführer Biovision, zu den Empfehlungen des Schweizer Bürger:innenrats für Ernährungspolitik.

Que se passe-t-il lorsque la population suisse élabore des recommandations à l’intention des responsables politiques ? Quelque 80 personnes choisies au hasard par un institut spécialisé dans les enquêtes de marché se sont penchées cinq mois durant sur les défis complexes de notre système alimentaire, du champ à l’assiette et au-delà. Des expert·es des principaux instituts de recherche du pays et l’ensemble des groupes d’intérêt, de la production agricole à la transformation et au commerce en passant par les organisations environnementales et les associations de consommateur·trices, ont contribué à parts égales à informer les membres de l’Assemblée Citoyenne pour la Politique Alimentaire sur les enjeux du système. Le processus a été animé par une partie indépendante et accompagné scientifiquement par l’École polytechnique fédérale de Zurich.

Le résultat impressionne et surprend. Alors que le débat sur l’avenir de l’agriculture en Suisse est notoirement polarisé et fait parfois la part belle à la polémique, les discussions ont cette fois été marquées par la volonté de prendre en considération différentes perspectives et de développer ensemble des solutions viables. Car une chose a fait l’unanimité : il est urgent de repenser la manière dont nous produisons et consommons nos aliments. Aujourd’hui, notre alimentation contribue dans une large mesure à la disparition des espèces, au changement climatique, à la pollution des eaux et à de nombreux problèmes de santé publique, dont les coûts pour la société sont considérables. De plus, comme nous importons près de la moitié de nos denrées alimentaires et du fourrage pour animaux, notre mode d’alimentation est source de pauvreté et de dégradation de l’environnement dans les pays d’origine.

Des recommandations consensuelles

Les propositions validées par l’assemblée ne reflètent pas les clivages habituels de type ville-campagne et gauche-droite. Une politique alimentaire à même de faire consensus ne doit pas imposer des objectifs environnementaux qui soient pénalisants pour les paysan·nes.
Les recommandations de l’assemblée citoyennes sont donc nuancées et actionnent des leviers à différents niveaux : par exemple l’information des consommateurs et consommatrices, des changements dans la politique des prix du commerce de détail, le renforcement de la promotion de l’agriculture durable ainsi que la promotion de la recherche et de la formation dans le domaine de l’alimentation. Il s’agit d’utiliser davantage de terres arables pour l’alimentation humaine plutôt qu’animale, d’augmenter le degré d’autosuffisance de la Suisse et de réduire les charges bureaucratiques.

Pour les un·es, les recommandations de l’assemblée citoyenne ne vont pas assez loin, pour les autres, elles sont trop radicales. Pour autant, la majorité des membres s’est prononcé en leur faveur. Ces mesures sont donc à même de réunir une majorité derrière elles.

La balle est maintenant dans le camp politique. Dans sa stratégie présentée cet été sur l’orientation future de la politique agricole, le Conseil fédéral reconnaît l’urgence d’agir, mais remet les réformes aux calendes grecques en visant l’horizon 2050. Cela ne rend pas justice à la gravité de la situation. Reste à espérer que le Parlement s’inspirera du courage dont a témoigné l’assemblée citoyenne et qu’il adoptera un plan d’action global. Car les guerres de tranchées ne mènent nulle part, et continuer comme avant n’est pas une option.

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Der Bürger:innenrat für Ernährungspolitik präsentiert Empfehlungen

(Avenir alimentaire de la Suisse) Après presque six mois de travail, l’Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire présente ses recommandations au monde politique pour un système alimentaire durable. L’Assemblée citoyenne propose une politique alimentaire durable et globale, qui place la santé humaine au centre des préoccupations, préserve et améliore les écosystèmes et crée des conditions équitables pour toutes les parties prenantes.

Berne, le 7 novembre 2022 / La première Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire a présenté aujourd’hui ses recommandations à l’intention du monde politique. Au cours de leurs presque six mois de travail, les 80 membres de l’Assemblée Citoyenne sont arrivés à la conclusion qu’il était urgent de transformer notre système alimentaire pour le rendre plus durable et que le monde politique devait accorder une plus grande priorité à ce sujet.

Le dimanche 6 novembre, l’Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire a adopté son catalogue de recommandations à l’attention du monde politique, avec des mesures concrètes pour un système alimentaire durable en Suisse. «Je suis impressionnée par la diversité, le nombre et la qualité des recommandations de l’Assemblée Citoyenne. Cela confirme mon expérience selon laquelle la population apporte une contribution importante à la recherche de solutions politiques bénéficiant d’un large soutien », constate la professeure Johanna Jacobi (EPF Zurich), membre du conseil scientifique de l’Assemblée Citoyenne. Mme Jacobi, qui dirige également une recherche d’accompagnement sur le processus et les résultats, ajoute : « Les recommandations en matière de politique alimentaire constituent une base légitime et de qualité pour le débat sur les solutions durables, qui est souvent enflammé et marqué par des clivages idéologiques. Elles vont bien au-delà de l’agriculture et impliquent tous les éléments de notre système alimentaire. »

L’assemblée citoyenne souhaite une politique alimentaire qui implique toutes les facettes du sstème alimentaire – également la consommation et le commerce. Laurent Repond, ingénieur de 36 ans et participant à l’Assemblée Citoyenne, déclare : «Nos recommandations ont été développées et approuvées par nous même, pour nous même et pour nos concitoyens actels comme futurs. Les recommandations centrées sur la santé, l’information et l’éducation sont celles qui me tiennent le plus à cœur».

La balle est dans le camp de la politique

« Avec l’Assemblée Citoyenne, la population a pour la première fois obtenu une voix pour apporter des recommandations de mesures concrètes pour une future politique alimentaire dans le débat en cours », explique Daniel Langmeier, chef de projet à la Fondation Biovision. Les trois organisations responsables (voir ci-dessous*) reprennent avec l’Assemblée Citoyenne une impulsion du Conseil fédéral. Celui-ci vise, avec sa « Stratégie pour le développement durable 2030 », un changement vers un système alimentaire durable en Suisse. Pour ce faire, le Conseil fédéral mise sur le dialogue. Alwin Kopše, responsable du Secteur Affaires internationales, développement durable, systèmes alimentaires à l’Office fédéral de l’agriculture, déclare à ce sujet : « La transformation des systèmes alimentaires ne peut réussir que si tous les acteurs sont impliqués. C’est pourquoi nous saluons ce dialogue entre citoyen·nes et apprécions beaucoup le travail accompli. »

Nadia Catelli Matasci, 71 ans, participante au conseil citoyen et paysanne de montagne tessinoise, déclare : « Nous avons investi beaucoup de temps et d’efforts dans un sujet qui nous concerne tous. Nous croyons et avons confiance dans le fait que nos recommandations seront effectivement prises en compte et surtout traduites en mesures concrètes ».

Toutes les recommandations peuvent être consultées sur www.buergerinnenrat.ch/fr/recommendations

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(L’Assemblée Citoyenne pour la Politique Alimentaire fait partie de notre projet Avenir alimentaire de la Suisse.)

CLEVER sensibilise les scouts à la consommation durable lors du CaFé

(CLEVER) Celles et ceux qui ont fait du scoutisme s’en souviennent probablement : dehors, dans la nature, nous avons appris comment prendre soin de l’environnement en adoptant un comportement respectueux de ce dernier. Dans la vie de tous les jours, nous pouvons continuer à le faire en consommant de manière durable. C’est pourquoi, du 23 juillet au 6 août « CLEVER – Consommer durable » sensibilisera les scouts au moyen d’une exposition lors du camp fédéral scout « mova » dans l’Obergoms (VS).

Les jeunes scouts, un exemple pour l’alimentation du futur

Le thème de l’alimentation durable gagne en importance. Le rapport actuel du Conseil fédéral sur la politique alimentaire met les consommateur·trices face à leurs responsabilités. Il·elles doivent être informé·es des méthodes de production et de leur impact sur le climat ou le bien-être des animaux, entre autres. Il·elles doivent également veiller à avoir une alimentation saine et à ne pas gaspiller. Dans l’exposition CLEVER, les scouts apprennent donc pendant deux semaines, lors d’une expérience ludique, comment acheter de manière consciente et durable. Après avoir fait leurs courses dans notre supermarché fictif, nous leur présentons l’impact des méthodes de production de leurs achats sur les êtres humains et l’environnement. En effet, les produits les moins chers sont souvent nocifs pour la santé des personnes, de la faune et de la flore et entraînent des coûts élevés qui doivent être payés par la collectivité.

Où, quoi, comment, quand ?

L’exposition CLEVER se trouve dans le « Village Global 2 », près d’Ulrichen. Notre équipe de spécialistes CLEVER guident les groupes de 20 à 30 filles et garçons âgé·es de 6 à 17 ans. Les visites ont lieu en français du lundi au mercredi et en allemand du jeudi au samedi, le matin et l’après-midi.

Informations pour votre visite

  • Tente CLEVER avec d’autres exposant·es au «Cumün mundiel 2»  (Ulrichen)
  • Visites guidées 4 fois par jour
  • Du lundi au mercredi : visites guidées en français
  • Du jeudi au samedi : visites guidées en allemand
  • Informations pour les médias sur le site internet du CaFé « mova » (accréditation nécessaire !)

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(CLEVER – consommer durable est un projet de Biovision.)

Objectifs de développement durable : un sur 16 est en voie d’être atteint

(SDSN Switzerland) La Suisse présente aujourd’hui à l’ONU le rapport national du Conseil fédéral sur la mise en œuvre de l’Agenda 2030. Ce que celui-ci ne montre pas : les progrès ne sont pas assez rapides pour que la Suisse puisse atteindre les objectifs. La Confédération et la politique doivent adopter un positionnement plus fort pour accélérer les avancées.

Des progrès ont été accomplis dans certains domaines, mais de grands défis restent à relever pour mettre en œuvre les objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU. C’est ce qui ressort du rapport national de la Suisse sur l’Agenda 2030, que la Confédération présente aujourd’hui au siège des Nations Unies, à New York.

Le rapport ne répond pas à une question centrale : les progrès décrits sont-ils suffisamment rapides ? Le « Sustainable Development Report 2022 », publié récemment par le Réseau de solutions pour le développement durable (SDSN) des Nations Unies, donne un élément de réponse. Il indique en effet clairement que si l’on continue au rythme actuel, seul un des 17 ODD sera atteint en 2030 : « énergie propre et d’un coût abordable ». Une tendance à la hausse est observée pour divers autres objectifs, mais elle reste insuffisante.

Le taux de pauvreté a augmenté

Dans plusieurs domaines critiques pour l’atteinte des objectifs, la tendance va même dans la mauvaise direction. Le rapport national du Conseil fédéral précise que les modes de consommation de la Suisse sont très gourmands en ressources et ont des effets négatifs sur l’être humain et l’environnement à l’étranger. Des problèmes se posent également à l’intérieur du pays. Le taux de pauvreté a augmenté depuis 2014. En 2020, 722 000 personnes vivaient sous le seuil de pauvreté, alors que la Suisse est l’un des pays les plus riches du monde. Cela met en péril la cohésion sociale, ce qui peut affecter la recherche de solutions, par exemple en matière de protection du climat.

La biodiversité continue de reculer. Plus d’un tiers des espèces animales et végétales et près de la moitié des biotopes sont menacés dans notre pays, comme le précise le rapport. « Le recul constant de la biodiversité menace les moyens d’existence de l’homme et les performances économiques partout dans le monde, y compris en Suisse », peut-on y lire.

Ce constat montre à quel point il est urgent de mettre en œuvre l’Agenda 2030, adopté en 2015 par les membres de l’ONU, Suisse comprise. Il sous-entend également que le développement durable ne génère pas seulement des coûts : il peut aussi profiter à l’économie. Alors comment avancer plus rapidement ? Bruno Oberle, directeur général de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et membre du conseil de direction de SDSN Suisse, voit les choses ainsi : « Les grands problèmes mondiaux, tels que les crises alimentaires, la baisse de la biodiversité et le changement climatique, sont interconnectés. Pour progresser efficacement, nous devons considérer l’Agenda 2030 dans son ensemble et exploiter davantage les synergies entre les différents objectifs et sous-objectifs, au lieu d’appréhender ceux-ci isolément. »

Le « Centre for Development and Environment » (CDE) de l’Université de Berne a analysé les interactions entre les ODD en se référant au rapport national. Il y a certes trouvé quelques conflits d’objectifs, mais aussi et surtout de nombreuses synergies potentielles entre les sous-objectifs prioritaires pour la Suisse. Par exemple, réduire le gaspillage alimentaire contribue à faire baisser la consommation de ressources, mais aussi à améliorer la qualité des eaux et des sols, ainsi qu’à freiner la perte de biodiversité et le changement climatique.

Pour exploiter au mieux de telles synergies, les milieux et les groupes d’intérêts concernés doivent œuvrer ensemble à la recherche de solutions et à leur négociation ciblée. La Confédération et la politique doivent adopter un positionnement plus fort et jouer un rôle moteur pour que nous puissions atteindre les plus grands effets possible avec les moyens à disposition. C’est dans ce sens que SDSN Suisse a soutenu en 2021 la création de l’intergroupe parlementaire Objectifs de développement durable 2030.

Fort impact négative sur d’autres pays

Il est également important de prêter une plus grande attention aux conséquences de notre mode de vie au-delà de nos frontières. L’impact de la Suisse sur le reste du monde n’est pas à sous-estimer. Le rapport sur le développement durable du SDSN des Nations Unies place certes la Suisse à la huitième place dans l’Indice des ODD, mais à la 157e sur 163 dans le calcul du « spillover » (retombées négatives sur le développement durable d’autres pays). De ce point de vue, la Suisse se trouve donc en queue de peloton parmi les pays évalués.

« On entend souvent que la Suisse est trop petite pour pouvoir faire bouger les choses », fait remarquer Carole Küng, co-directrice de SDSN Suisse. « Ce n’est pas vrai. Nous jouons un rôle majeur de par les effets de notre consommation sur d’autres pays, mais aussi en tant que place financière et commerciale. La Suisse peut et doit assumer un rôle moteur dans la responsabilité globale. »

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(En tandem avec le Centre interdisciplinaire pour le développement durable et l’environnement (CDE) de l’Université de Berne, Biovision a lancé le réseau SDSN Suisse.)

Lancement de l’Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire

(Avenir alimentaire de la Suisse) L’Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire de la Suisse a pris ses fonctions ce week-end. Pour la première fois dans le pays, des personnes venant de toute la Suisse examinent ensemble comment rendre notre système alimentaire plus durable. L’assemblée formulera des recommandations d’ici à la fin de l’année puis les remettra aux décideur·euses politiques.

Sélectionné·es sur la base de critères représentatifs, les membres de l’assemblée citoyenne sont âgé·es de 20 à 79 ans et viennent de toutes les régions de Suisse. Il·elles représentent toutes les sensibilités politiques, de l’UDC aux Verts, mais aussi la population qui se considère apolitique. Les personnes intéressées ont été démarchées par DemoSCOPE, un institut spécialisé dans les enquêtes de marché et la recherche sociale, selon un procédé aléatoire. Sur cette base, 85 personnes ont été tirées au sort. « Nous avons réussi à mobiliser des résident·es de tout le pays et à atteindre une bonne représentativité de la population suisse. C’est une occasion inédite de lancer de nouvelles impulsions pour la politique alimentaire suisse », explique Daniel Langmeier, le responsable du projet chez Biovision.

Différent·es acteur·trices du système alimentaire ont été invité·es à s’exprimer devant l’assemblée lors du week-end de lancement. Les membres de l’assemblée ont pu se faire une idée globale de la situation grâce aux interventions du politologue Lukas Fesenfeld (Université de Berne et EPF Zurich), qui représente le point de vue scientifique, ainsi que de membres de groupes d’intérêt tels que l’Union suisse des paysans le CI du commerce de détail suisse ou encore l’Alliance-Environnement (liste complète en annexe). L’enthousiasme des membres de cette première Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire de la Suisse est au rendez-vous. « Je suis ravie de participer à cette première assemblée citoyenne nationale et de rencontrer les autres personnes pour échanger avec elles sur l’avenir de notre système alimentaire », se réjouit par exemple Ruth Zurbrügg (55 ans), mère au foyer de deux enfants à Sumiswald (BE).

Réunions en ligne, rencontres en présentiel et visites de terrain

Le week-end de lancement sera suivi de huit réunions en ligne. En petits groupes, les défis concrets de notre système alimentaire seront mis en lumière. Cinq grands domaines seront abordés : l’environnement, le social, la santé, l’économie et la production. Durant l’été, les membres de l’assemblée citoyenne auront la possibilité de réaliser des visites de terrain.

Ces sorties leur permettront d’acquérir des connaissances concrètes sur des pratiques exemplaires sur le plan de la durabilité dans des domaines divers, de la production et la transformation à la vente. L’accent sera mis sur une représentation équilibrée des différentes approches : systèmes de culture conventionnelle ou biologique, régions de montagne ou de plaine, etc. Les expériences réalisées et les connaissances acquises serviront à alimenter les discussions au sein de l’assemblée.

La deuxième rencontre en présentiel aura lieu le 1er octobre 2022 à Lausanne, la troisième et dernière le week-end des 5 et 6 novembre à Zurich. À cette occasion, l’assemblée finalisera ses recommandations et délibèrera. Le résultat de ce processus prendra la forme d’un catalogue de mesures concrètes pour un système alimentaire durable. Le 2 février 2023, à Berne, les recommandations formulées seront remises aux acteur·trices de la politique, de l’administration et de la pratique, mais aussi au grand public.

Daniel Langmeier se félicite du lancement de l’assemblée citoyenne à Olten : « Il existe en Suisse un intérêt fondamental pour la question de savoir comment la transformation de nos systèmes alimentaires peut s’opérer pour plus de durabilité. Au travers de cette assemblée citoyenne, nous voulons connaître l’avis de la population sur les contours que doit revêtir un système alimentaire durable. Nous avoir hâte de connaître le résultat ! ».

Informations complémentaires :

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(L’Assemblée Citoyenne pour la Politique Alimentaire fait partie de notre projet Avenir alimentaire de la Suisse.)

Assemblée Citoyenne pour la Politique Alimentaire : une première en Suisse

(Avenir alimentaire de la Suisse) La politique alimentaire suisse doit rapidement devenir plus durable et plus résistante aux crises. Suite aux conséquences de la guerre en Ukraine, de la crise climatique et de la pandémie COVID, la question du meilleur système alimentaire pour l’avenir fait l’objet d’un vif débat. A partir de la mi-juin, la première assemblée citoyenne nationale de nationale du pays élaborera dans ce but des recommandations de mesures concrètes. Cette assemblée citoyenne fait partie intégrante du projet « Avenir alimentaire de la Suisse » présenté le mardi 17 mai à Berne par les organisations responsables lors d’une conférence de presse.

« Cette assemblée citoyenne constitue une occasion inédite pour la population de concevoir des solutions pour la future politique alimentaire de la Suisse », explique Daniel Langmeier, responsable du projet chez Biovision. « Elle regroupera des personnes de différents horizons et de différentes tranches d’âge », poursuit-il. Composée de 100 personnes tirées au sort parmi la population résidente, l’assemblée sera représentative de la société suisse sur les plans du genre, de l’âge et de la répartition ville-campagne, notamment. Les discussions s’articuleront autour de la question suivante : « Quelle politique alimentaire la Suisse doit-elle mettre en œuvre pour offrir à sa population d’ici 2030 une alimentation saine, durable et respectueuse de la faune et de la flore, produite dans des conditions équitables ? » Le 6 novembre 2022, l’assemblée adoptera les recommandations qu’elle aura élaborées et les remettra aux milieux politiques et administratifs.

L’assemblée citoyenne comme instrument de dialogue

Avec l’assemblée citoyenne, les trois organisations responsables reprennent une impulsion du Conseil fédéral. Dans sa Stratégie pour le développement durable 2030, ce dernier appelle à la transformation vers un système alimentaire durable. Il rejoint en cela les résultats du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires 2021, et il mise sur le dialogue. « Une assemblée citoyenne constitue un espace de dialogue entre des représentant·es de la population, mais aussi avec des représentant·es de parties prenantes au système alimentaire », souligne Carole Küng, co-directrice du Réseau de solutions pour le développement durable (SDSN) Suisse.

« Les assemblées citoyennes peuvent compléter et enrichir les travaux menés par les autorités élues démocratiquement », fait remarquer le politologue Nenad Stojanović de l’Université de Genève. Selon lui, l’un des objectifs de l’initiative est précisément de donner un nouvel élan démocratique à la démocratie directe de la Suisse. « L’intérêt des citoyen·nes, des communes et des cantons pour cette nouvelle forme de démocratie participative est nettement plus marqué en Suisse que dans d’autres pays démocratiques », assure Nenad Stojanovic.

« L’intérêt des citoyen·nes, des communes et des cantons pour cette nouvelle forme de démocratie participative est nettement plus marqué en Suisse que dans d’autres pays démocratiques », assure Nenad Stojanovic.

Informations complémentaires: www.assemblee-citoyenne.ch

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(L’Assemblée Citoyenne pour la Politique Alimentaire fait partie de notre projet Avenir alimentaire de la Suisse.)

Les objectifs de développement durable de l’ONU à l’épreuve du système alimentaire

(SDSN Switzerland) En 2015, la Suisse s’est engagée à apporter sa contribution aux objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies d’ici 2030. Dans ce sens, la marge de progression du système alimentaire suisse est considérable. Sous l’impulsion du Réseau de solutions pour le développement durable Suisse (SDSN) un comité scientifique – le panel d’expert·es «Avenir alimentaire de la Suisse» – réunissant un large éventail d’expert·es élabore actuellement des bases de discussion et des recommandations d’action.

Si la Suisse veut effectivement apporter sa contribution aux ODD d’ici 2030, elle doit examiner son système alimentaire à la loupe. Et pour cause : l’alimentation pèse plus sur l’environnement que le secteur du logement ou encore celui de la mobilité. Nous devons donc envisager de nouvelles recettes tout au long de la chaîne de création de valeur, du champ à l’assiette. Telle est la tâche que s’est fixée un groupe d’expert·es scientifiques d’une envergure inédite : proposer des solutions pour un avenir alimentaire durable en Suisse (la liste complète des experts se trouve en annexe).

Assumer sa part de responsabilité et élargir son horizon

Pour pouvoir élaborer des bases de décision à l’intention des décideur·euses politiques et du grand public, les membres du nouveau groupe d’expert·es «Avenir alimentaire de la Suisse» rassemblent des éléments scientifiques pour acquérir une vue d’ensemble du système alimentaire. « Un large éventail de perspectives et de disciplines sont représentées au sein de ce panel. C’est donc un outil rapide, efficace et fiable pour amorcer les transformations nécessaires », explique Prof. Dr. Christine Brombach, professeure à la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW).

Mis sur pied et animé par le SDSN, le groupe d’expert·es identifie des axes d’action concrets pour permettre à la Suisse de se rapprocher des ODD. Notre alimentation étant intimement liée à nos traditions et à nos habitudes, il ne suffira de mettre en place des mesures politiques : il faudra également initier un dialogue social sur les comportements individuels. Pour Martin Pidoux, chargé de cours en politique et marchés agricoles à la Haute école spécialisée de Berne, il est important que l’ensemble des parties prenantes apportent leur pierre à l’édifice : « Nous ne devons pas nous rejeter la faute les uns sur les autres, mais assumer notre part de responsabilité dans le domaine qui est le nôtre, que l’on soit une personnalité politique, un producteur ou une consommatrice. Pour cela, nous devons toutes et tous être conscient·es de la manière dont nous pouvons contribuer à façonner et soutenir cette transformation vers plus de durabilité. »

Tout est encore possible si nous agissons maintenant

Le panel d’expert·es est encadré par Lukas Fesenfeld, économiste politique et chercheur en transformation au Centre Oeschger de recherche climatique de l’Université de Berne, ainsi que par des enseignants de l’EPF de Zurich. Lukas Fesenfeld est responsable de la synthèse et de la rédaction des contributions scientifiques. Le panel publiera ses recommandations à l’automne. Pour les discussions urgentes qui se profilent sur la politique alimentaire durable de la Suisse, les décideur·euses politiques pourront se référer à des solutions scientifiques largement étayées. « Le panel d’expert·es proposera une vue d’ensemble des connaissances scientifiques et montrera des pistes d’action efficaces et réalistes pour envisager la production et la consommation alimentaires de demain », résume Lukas Fesenfeld.

Carole Küng, co-directrice du SDSN, se félicite de cet effort commun qui consiste à mettre autant de compétences et de forces au service des ODD pour l’alimentation : « Cela redonne à la Suisse une chance réaliste d’apporter des contributions efficaces aux ODD, même s’il ne reste plus beaucoup de temps. » En tant que secrétaire de l’intergroupe parlementaire sur les objectifs de développement durable 2030, elle veillera à ce que les résultats de ce travail soient mis à la disposition du Parlement fédéral.

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(En tandem avec le Centre interdisciplinaire pour le développement durable et l’environnement (CDE) de l’Université de Berne, Biovision a lancé le réseau SDSN Suisse.)

Un esprit transpartisan pour une Suisse plus durable

(SDSN Switzerland) En 2015, la Suisse s’est engagée à respecter les objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies à l’horizon 2030. Nous arrivons bientôt à mi-parcours et notre pays accuse un retard croissant en comparaison internationale. Avec le soutien de SDSN Switzerland, des parlementaires de tous bords unissent pour la première fois leurs forces sous la bannière de l’Agenda 2030 de l’ONU. L’objectif : utiliser cette plateforme commune pour saisir activement les opportunités des ODD en Suisse et œuvrer ensemble à un développement plus durable.

Depuis 2015, la Suisse a perdu onze places dans le classement du Réseau de Solutions pour le Développement Durable (SDSN). Elle se positionne désormais derrière des pays comme la République tchèque, la Croatie ou la Pologne. À la différence de tous ses voisins européens, la Suisse n’a pas encore entériné les mécanismes parlementaires de mise en œuvre de l’Agenda de l’ONU. Il ne reste plus que huit ans pour atteindre les ODD. Il est donc grand temps de saisir les formidables opportunités de l’Agenda 2030 et de les faire avancer au Parlement.

Avec le soutien de SDSN Switzerland, des parlementaires de tous bords unissent leurs forces au sein de l’intergroupe parlementaire sur les objectifs de développement durable 2030 (ODD). Les co-présidentes et co-présidents sont les conseillères d’État Eva Herzog (PS) et Adèle Thorens Goumaz (Verts), les conseillers nationaux Damien Cottier (PLR) et Jean-Pierre Grin (UDC), et les conseillères nationales Priska Wismer-Felder (Le Centre) et Melanie Mettler (PVL). Dans une logique transpartisane, les membres de l’intergroupe se rassemblent sous la bannière de l’Agenda 2030, cette ligne de conduite tracée par la communauté internationale afin d’aider les pays à assumer leur part de responsabilité pour un avenir plus durable. Le nouvel intergroupe parlementaire vise à initier un échange orienté solutions sur la voie d’une Suisse plus durable, pour une vie agréable et une économie florissante dans le respect des limites planétaires. Le SDSN Switzerland apportera son expertise scientifique.

L’intergroupe parlementaire mettra l’accent sur trois leviers stratégiques pour favoriser un développement durable : un système économique, commercial et financier durable, la transformation du système alimentaire et la gouvernance au sens de pilotage politique pour un développement durable. Pour que ces leviers puissent être actionnés efficacement, il faudra saisir toutes les opportunités avec détermination et traiter en amont les conflits d’objectifs de manière constructive, au-delà des frontières des groupes et des commissions. À l’avenir, les grands défis de notre temps devront être abordés dans une optique plus stratégique et intégrée.

Citations

Adèle Thorens Goumaz, conseillère d’État, co-présidente de l’intergroupe parlementaire ODD : « Les ODD sont un instrument indispensable pour la transition vers un développement durable, en Suisse comme ailleurs. Pourtant, ils sont encore mal connus, tant dans leur contenu que dans leur potentiel de mise en œuvre. Or tous les secteurs de notre société devraient être axés sur les ODD : la société civile, le secteur privé, mais aussi les collectivités publiques, qui ont un rôle central à jouer. Il est donc essentiel de renforcer leur visibilité et le soutien dont ils bénéficient parmi les parlementaires de tous bords. »

Damien Cottier, conseiller national, co-président de l’intergroupe parlementaire ODD :  « Certains défis mondiaux ne peuvent être relevés que par une coordination des efforts internationaux. Les objectifs de développement durable (ODD), adoptés par tous les pays en 2015, nous donnent une orientation essentielle. Il faut que ces objectifs soient relayés et mesurés à tous les niveaux de la politique, notamment au sein des organes parlementaires. C’est un des objectifs de l’intergroupe que de veiller à une gouvernance inclusive en la matière. »

Melanie Mettler, conseillère nationale, co-présidente de l’intergroupe parlementaire ODD : « Dans un monde étroitement interconnecté, certains problèmes ne peuvent être résolus qu’à une échelle supranationale. Avec l’Agenda 2030, la communauté internationale a défini une vision ambitieuse. La Suisse a participé activement à la formulation des 17 objectifs de développement durable. Or peu de gens en Suisse ont conscience de l’étape monumentale qui a été franchie par la communauté internationale et du rôle que les différents acteurs peuvent jouer dans ce domaine. »

Thomas P. Meier, CEO de Ricola, intervenant à l’événement de lancement : « La durabilité dans la gestion d’entreprise est une réalité chez Ricola depuis des décennies. Cela signifie prendre soin de la nature, des nombreuses personnes que nous touchons ainsi que de l’entreprise Ricola. Et pourtant, il nous reste encore du chemin à parcourir. Pas à pas, nous voulons et continuerons à promouvoir l’harmonie entre “nature – personnes – entreprise”. Cela nécessite de bonnes conditions-cadres pour nous en tant qu’entreprise. Et nous avons toutes et tous besoin de personnes extrêmement bien formées, capables de relever avec succès les multiples défis d’aujourd’hui. »

Carole Küng-Weber, co-directrice du SDSN Switzerland, secrétaire de l’intergroupe parlementaire : « Il est urgent que le Parlement défende les objectifs mondiaux au-delà des frontières des commissions et des partis. Nous sommes la dernière génération qui puisse initier le développement durable sans pertes sérieuses de qualité de vie et ainsi assumer sa responsabilité envers la prochaine génération. En même temps, la mise en œuvre des ODD offre à la Suisse de formidables opportunités pour l’économie, la société et l’environnement. »

Jonathan Normand, CEO de B Lab Suisse, intervenant à l’événement de lancement : « Les grands enjeux de société actuels nécessitent l’engagement des entreprises, ainsi que la mise en place d’une infrastructure de marché axée sur le développement durable, qui associe non seulement les entreprises mais également les acteurs et actrices de la finance, des pouvoirs publics, de la politique et des hautes écoles et universités afin d’accélérer les transformations qui feront de la Suisse un pays résilient et agile, capable de construire dès aujourd’hui un avenir souhaitable. »

Plus d’informations sur : https://www.sdsn.ch/intergroupe-parlementaire-odd

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(En tandem avec le Centre interdisciplinaire pour le développement durable et l’environnement (CDE) de l’Université de Berne, Biovision a lancé le réseau SDSN Suisse.)