{"id":15014,"date":"2021-06-02T15:01:00","date_gmt":"2021-06-02T13:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.biovision.ch\/story\/aerztinnen-und-aerzte-in-kenia-fordern-umdenken-bei-pestiziden\/"},"modified":"2022-08-02T16:32:04","modified_gmt":"2022-08-02T14:32:04","slug":"pesticides-au-kenya-des-medecins-sonnent-lalerte","status":"publish","type":"story","link":"https:\/\/www.biovision.ch\/fr\/story\/pesticides-au-kenya-des-medecins-sonnent-lalerte\/","title":{"rendered":"Pesticides : au Kenya, des m\u00e9decins sonnent l\u2019alerte"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"15014\" class=\"elementor elementor-15014 elementor-14678\" data-elementor-post-type=\"story\">\n\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-45484b0a elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default elementor-invisible\" data-id=\"45484b0a\" data-element_type=\"section\" data-e-type=\"section\" data-settings=\"{&quot;animation&quot;:&quot;fadeInUp&quot;,&quot;_ob_glider_is_slider&quot;:&quot;no&quot;}\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-no\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-71b4387a\" data-id=\"71b4387a\" data-element_type=\"column\" data-e-type=\"column\" data-settings=\"{&quot;_ob_column_hoveranimator&quot;:&quot;no&quot;,&quot;_ob_column_has_pseudo&quot;:&quot;no&quot;}\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-5f689b1 text elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"5f689b1\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-settings=\"{&quot;_ob_postman_use&quot;:&quot;no&quot;,&quot;_ob_widget_stalker_use&quot;:&quot;no&quot;,&quot;_ob_allow_hoveranimator&quot;:&quot;no&quot;}\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>C\u2019\u00e9tait son r\u00eave depuis longtemps. Devenir agricultrice. Jeune femme, Sylvia Kuria a d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 de Nairobi \u00e0 la campagne et install\u00e9 son premier potager. Comme elle s&rsquo;inqui\u00e9tait des parasites, on lui a conseill\u00e9 des pesticides chimiques. Mais ceux-ci ont provoqu\u00e9 chez ses enfants de graves \u00e9ruptions cutan\u00e9es et des allergies. Alors elle a cherch\u00e9 des alternatives \u00e9cologiques. Aujourd&rsquo;hui, Sylvia Kuria est consid\u00e9r\u00e9e au Kenya comme une pionni\u00e8re du bio, qui vend des aliments sains et abordables.<\/p><p>De nombreuses personnes au Kenya ont v\u00e9cu l&rsquo;exp\u00e9rience n\u00e9gative de Sylvia Kuria. Beaucoup de m\u00e9decins qui travaillent dans les r\u00e9gions agricoles confirment \u00e0 quel point les cons\u00e9quences des pesticides peuvent \u00eatre graves pour la sant\u00e9.<\/p><h2>Le risque de cancer augmente depuis des ann\u00e9es<\/h2><p>Le Dr David Omollo Owuor a pratiqu\u00e9 \u00e0 Kiambu et Machakos, deux communaut\u00e9s qui font partie des principaux sites de production de fruits et l\u00e9gumes au Kenya. : \u00abJe me rappelle avoir trait\u00e9 des patients venus me voir avec des \u00e9ruptions cutan\u00e9es. Ils m\u2019ont dit qu\u2019elles \u00e9taient apparues apr\u00e8s avoir asperg\u00e9 les plantes. D&rsquo;autres se sont plaints d&rsquo;un engourdissement de la peau apr\u00e8s un contact accidentel avec un produit chimique.\u00bb Les cas de cancer ont \u00e9galement augment\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es, ajoute le praticien.<\/p><p>Le Dr Peter Mokaya, qui travaille comme m\u00e9decin militaire dans le secteur de la sant\u00e9 depuis 30 ans, a observ\u00e9 une hausse des maladies chroniques comme l\u2019asthme : \u00abIl existe diff\u00e9rents facteurs de risque, mais nous voyons une corr\u00e9lation lorsque les gens sont fr\u00e9quemment expos\u00e9s aux pesticides.\u00bb Un constat confirm\u00e9 par le Dr. Victor Ng&rsquo;ani, qui a travaill\u00e9 pendant de nombreuses ann\u00e9es comme m\u00e9decin hospitalier dans une r\u00e9gion floricole r\u00e9put\u00e9e : \u00abDans les zones agricoles, les maladies les plus courantes sont le paludisme, les troubles gastro-intestinaux et les allergies. Cela pourrait \u00eatre li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;exposition aux traitements agricoles.\u00bb<\/p><p>Il n\u2019est pas facile d\u2019\u00e9tablir un lien direct entre une maladie et l&rsquo;utilisation de pesticides, car il y a de nombreux facteurs en jeu, explique le Dr. Owuor : \u00ab Mais dans la plupart des cas, une configuration type peut \u00eatre identifi\u00e9e au sein d&rsquo;une r\u00e9gion. Certaines des maladies peuvent \u00eatre d\u00e9crites comme idiopathiques* &#8211; c&rsquo;est-\u00e0-dire que le m\u00e9decin ne peut pas identifier la cause imm\u00e9diate, mais peut les attribuer \u00e0 l&rsquo;apport continu de substances toxiques, par exemple dans les aliments. [&#8230;] Par ailleurs, la plupart de ces produits chimiques restent dans l&rsquo;environnement et peuvent affecter des personnes qui ne sont pas des utilisateurs directs. L\u00e0 aussi, le lien n\u2019est pas toujours \u00e9vident.\u00bb<\/p><h2>Cas d&#8217;empoisonnement et cons\u00e9quences \u00e0 long terme<\/h2><p>M\u00e9decin-conseil, la Dre Teresa Omwoyo a travaill\u00e9 pendant de nombreuses ann\u00e9es \u00e0 Kisumu, une r\u00e9gion tr\u00e8s agricole o\u00f9 se trouvent deux des plus grandes usines de sucre et de riz. Elle raconte : \u00ab Les cas d&#8217;empoisonnement sont fr\u00e9quents [\u2026]. Je me souviens d&rsquo;une jeune fille qui a \u00e9t\u00e9 emmen\u00e9e \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital avec de graves sympt\u00f4mes d&rsquo;intoxication. Il s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9 qu&rsquo;elle s\u2019\u00e9tait intoxiqu\u00e9e aux organophosphor\u00e9s** en buvant dans un bidon de pesticide jet\u00e9 sans pr\u00e9caution.\u00bb<\/p><p>M\u00eame si la plupart des cas &#8211; comme ce dernier &#8211; peuvent \u00eatre bien trait\u00e9s, il arrive que des effets \u00e0 long terme se manifestent de nombreuses ann\u00e9es plus tard : \u00abSi les substances p\u00e9n\u00e8trent dans le syst\u00e8me nerveux central, elles peuvent avec le temps entra\u00eener des maladies telles que Parkinson, Alzheimer, d\u00e9mence, d\u00e9pression et troubles de l&rsquo;attention.\u00bb<\/p><h2>Mesures de protection et \u00e9limination &#8211; un gros probl\u00e8me<\/h2><p>Une solution est d&rsquo;offrir une meilleure protection aux agriculteurs\u00b7trices qui appliquent les pesticides dans les champs. \u00abLes petits paysans cherchent avant tout \u00e0 joindre les deux bouts. Souvent, ils ne savent pas qu\u2019ils doivent porter un \u00e9quipement de protection lorsqu\u2019ils aspergent les produits. Et ceux qui peuvent lire les instructions ne sont parfois pas capables d\u2019appliquer les actions recommand\u00e9es.\u00bb Beaucoup laissent tra\u00eener les bidons de produits chimiques dans des endroits non prot\u00e9g\u00e9s o\u00f9 ils pourraient tomber entre les mains des enfants.<\/p><p>Il existe aussi des responsables d&rsquo;exploitation qui font attention aux mesures, reconna\u00eet la Dre Teresa Omwoyo. Mais parfois, cela \u00e9choue \u00e0 cause des travailleurs\u00b7euses sur le terrain : \u00abJe leur ai fourni des v\u00eatements de protection, mais ils ne les portaient pas dans les champs parce ils \u00e9taient trop chauds et inconfortables.\u00bb Le Dr Victor Ng&rsquo;ani dit lui aussi que beaucoup ignorent les instructions : \u00abIls sont donc expos\u00e9s \u00e0 toutes les fum\u00e9es et substances toxiques qui endommagent leur corps soit imm\u00e9diatement, soit \u00e0 long terme. \u00bb<\/p><p>Les solutions vont du soutien \u00e0 l&rsquo;agriculture biologique \u00e0 la r\u00e9glementation politique<br \/>Mais pour s&rsquo;attaquer aux probl\u00e8mes, par o\u00f9 faut-il commencer? La Dre Omwoyo voit une solution dans le financement public de l&rsquo;agriculture biologique et esp\u00e8re des r\u00e9glementations politiques plus strictes : \u00ab Le gouvernement a la responsabilit\u00e9 de promouvoir la production d&rsquo;aliments bios. Un moyen envisageable serait d\u2019instaurer des m\u00e9canismes de contr\u00f4le pour v\u00e9rifier ce qui arrive aux agriculteurs\u00b7trices. Si les conseillers agricoles pouvaient atteindre les agriculteurs avec une formation sur la production alimentaire s\u00fbre, il pourrait y avoir moins de probl\u00e8mes de sant\u00e9\u00bb, ajoute-t-elle.<\/p><p>Le Dr David Owuor voit la sensibilisation et la formation comme un bon point de d\u00e9part : \u00abLes agriculteurs\u00b7trices doivent \u00eatre inform\u00e9\u00b7es des effets des pesticides nocifs.\u00bb Et ceux qui distribuent les produits devraient \u00eatre tenus pour responsables, car ils sont principalement int\u00e9ress\u00e9s par les b\u00e9n\u00e9fices. \u00abLa question, c\u2019est que m\u00eame si les importateurs connaissaient les effets de certains de ces pesticides, seraient-ils suffisamment \u00e9thiques pour arr\u00eater le commerce de substances potentiellement dangereuses ?\u00bb Le m\u00e9decin estime donc que les autorit\u00e9s devraient imposer des exigences plus strictes pour l&rsquo;importation de certains produits afin qu&rsquo;ils ne soient m\u00eame pas mis sur le march\u00e9. Ensuite, la Justice devrait aussi \u00abfaire sa part pour s&rsquo;assurer que les mesures punitives pr\u00e9vues soient appliqu\u00e9es contre ceux qui violent la loi\u00bb.<\/p><p>Le Dr Viktor Ng&rsquo;ani rench\u00e9rit : \u00abLa sensibilisation c\u2019est la cl\u00e9.\u00bb La population doit \u00eatre inform\u00e9e des risques li\u00e9s aux substances nocives des pesticides de synth\u00e8se. \u00abDeuxi\u00e8mement, il devrait y avoir des mesures r\u00e9glementaires clairement d\u00e9finies, comme celles qui ont \u00e9t\u00e9 introduites par les pays occidentaux.\u00bb Il est important de veiller \u00e0 ce que les connaissances sur les effets de certains produits agrochimiques pour la sant\u00e9 humaine soient int\u00e9gr\u00e9es dans chaque plate-forme d&rsquo;apprentissage. Elles seront ainsi ancr\u00e9es dans la conscience des fabricants de produits alimentaires et des consommateurs\u00b7trices.<\/p><h2>Convaincre les autorit\u00e9s<\/h2><p>Il existe pourtant des alternatives \u00e0 l&#8217;emploi de pesticides chimiques. Le Dr David Owuor les voit dans la gestion int\u00e9gr\u00e9e des parasites. Ce sont des m\u00e9thodes \u00e9cologiques qui reposent sur des mesures holistiques et respectueuses de l&rsquo;environnement. Elles sont pratiqu\u00e9es avec succ\u00e8s dans de nombreux projets Biovision. Mais la recherche doit aussi convaincre les autorit\u00e9s de l&rsquo;efficacit\u00e9 de ces m\u00e9thodes. \u00abLes parties prenantes qui font la promotion de la gestion int\u00e9gr\u00e9e des ravageurs et d\u2019alternatives plus s\u00fbres doivent impliquer les d\u00e9cideurs politiques. Et leur montrer que ces alternatives fonctionnent et sont efficaces.\u00bb Si les milieux politiques sont impliqu\u00e9s, ces approches pourraient devenir un mod\u00e8le reproductible et \u00abfaciliter leur acc\u00e8s \u00e0 un prix abordable pour les producteurs alimentaires\u00bb.<\/p><p>* idiopathique : sans cause reconnaissable, d\u00e9velopp\u00e9 ind\u00e9pendamment d&rsquo;autres maladies (de certaines pathologies)<\/p><p>** Les organophosphor\u00e9s sont des esters organiques d&rsquo;acide phosphorique.<\/p><p><strong>Dr David Omollo Owuor:<\/strong> m\u00e9decin sp\u00e9cialis\u00e9 dans la sant\u00e9 publique. Il a exerc\u00e9 \u00e0 Kiambu, dans le centre du Kenya, et \u00e0 Machakos, dans l&rsquo;est du pays. Les deux communaut\u00e9s comptent parmi les principaux producteurs de fruits et l\u00e9gumes du Kenya.<\/p><p><strong>Dre Teresa Omwoyo:<\/strong> a travaill\u00e9 pendant de nombreuses ann\u00e9es en tant que m\u00e9decin \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de Kisumu. Kisumu est un centre pour les grandes exploitations agricoles, par exemple le principal producteur de canne \u00e0 sucre et la ferme rizicole d&rsquo;Ahero. Elle partage ses exp\u00e9riences de travail dans les fermes.<\/p><p><strong>Dr Victor Ng&rsquo;ani:<\/strong> m\u00e9decin \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital RFH de Nairobi, 15 ans d&rsquo;exp\u00e9rience en tant que m\u00e9decin. Il a travaill\u00e9 dans diff\u00e9rentes r\u00e9gions du pays, notamment dans le comt\u00e9 de Nakuru o\u00f9 se trouvent de grandes exploitations florales.<\/p><p><strong>Dr Peter Mokaya:<\/strong> plus de 30 ans d&rsquo;exp\u00e9rience en tant que m\u00e9decin et consultant en sant\u00e9. \u00c9galement directeur ex\u00e9cutif de la Kenya Organic Consumers Alliance.<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-3e797538 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default elementor-invisible\" data-id=\"3e797538\" data-element_type=\"section\" data-e-type=\"section\" data-settings=\"{&quot;animation&quot;:&quot;fadeInUp&quot;,&quot;_ob_glider_is_slider&quot;:&quot;no&quot;}\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-no\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-59aee6c0\" data-id=\"59aee6c0\" data-element_type=\"column\" data-e-type=\"column\" data-settings=\"{&quot;_ob_column_hoveranimator&quot;:&quot;no&quot;,&quot;_ob_column_has_pseudo&quot;:&quot;no&quot;}\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-1fbfe222 elementor-widget elementor-widget-video\" data-id=\"1fbfe222\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-settings=\"{&quot;youtube_url&quot;:&quot;https:\\\/\\\/youtu.be\\\/Wp9_rnYDjLo&quot;,&quot;video_type&quot;:&quot;youtube&quot;,&quot;controls&quot;:&quot;yes&quot;,&quot;_ob_widget_stalker_use&quot;:&quot;no&quot;,&quot;_ob_allow_hoveranimator&quot;:&quot;no&quot;}\" data-widget_type=\"video.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-wrapper elementor-open-inline\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-video\"><\/div>\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-43ae49a4 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"43ae49a4\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-settings=\"{&quot;_ob_postman_use&quot;:&quot;no&quot;,&quot;_ob_widget_stalker_use&quot;:&quot;no&quot;,&quot;_ob_allow_hoveranimator&quot;:&quot;no&quot;}\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>Interview mit Dr. Peter Mokaya , aufgezeichnet von Fredrick Ochieng und Musdalafa Okello Lyaga, Biovision Africa Trust<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-28b89ab elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default elementor-invisible\" data-id=\"28b89ab\" data-element_type=\"section\" data-e-type=\"section\" data-settings=\"{&quot;animation&quot;:&quot;fadeInUp&quot;,&quot;_ob_glider_is_slider&quot;:&quot;no&quot;}\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-no\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-07a91ab\" data-id=\"07a91ab\" data-element_type=\"column\" data-e-type=\"column\" data-settings=\"{&quot;_ob_column_hoveranimator&quot;:&quot;no&quot;,&quot;_ob_column_has_pseudo&quot;:&quot;no&quot;}\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-f30019b text elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"f30019b\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-settings=\"{&quot;_ob_postman_use&quot;:&quot;no&quot;,&quot;_ob_widget_stalker_use&quot;:&quot;no&quot;,&quot;_ob_allow_hoveranimator&quot;:&quot;no&quot;}\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<h2>Krebsrisiko steigt seit Jahren <\/h2><p>So etwa der Mediziner Dr. David Omollo Owuor, der in Kiambu und Machakos praktizierte. Die beiden Gemeinden geh\u00f6ren zu den Hauptproduzenten von Gem\u00fcse und Obst in Kenia. \u00abIch erinnere mich an die Behandlung von Patienten, die mit Hautausschl\u00e4gen zu mir kamen und berichteten, dass sie den Ausschlag nach dem Bespr\u00fchen der Pflanzen bekommen hatten. Andere klagten \u00fcber Taubheit auf der Haut, wenn sie etwa beim Mischen einer landwirtschaftlichen Chemikalie versehentlich etwas versch\u00fcttet hatten.\u00bb Gerade in den letzten Jahren seien auch die F\u00e4lle von Krebserkrankungen angestiegen, so Dr. Owuor.<\/p><p>Einen Anstieg von chronischen Erkrankungen wie Asthma beobachtet Dr. Peter Mokaya, der seit 30 Jahren als Amtsarzt im Gesundheitssektor arbeitet. \u00abEs gibt verschiedene Risikofaktoren, aber wir sehen eine Korrelation, wenn Menschen h\u00e4ufig Pestiziden ausgesetzt sind.\u00bb Diese Beobachtung best\u00e4tigt auch Dr. Victor Ng\u2019ani, der viele Jahre als Krankenhaus-Arzt in einem bekannten Blumenanbau-Gebiet arbeitete: \u00abIn landwirtschaftlichen Gebieten sind die h\u00e4ufigsten Krankheiten Malaria, Magen-Darm-Erkrankungen und Allergien. Dies k\u00f6nnte auf die Exposition landwirtschaftlicher Produkte zur\u00fcckzuf\u00fchren sein.\u00bb<\/p><p>Einen direkten Zusammenhang zwischen einer Krankheit und dem Einsatz von Pestiziden herzustellen, sei schwierig, denn es seien viele Faktoren im Spiel, sagt auch Dr. Owuor. \u00abAber in den meisten F\u00e4llen lassen sich Muster innerhalb einer Region erkennen. Einige der Erkrankungen k\u00f6nnen als idiopathisch* bezeichnet werden, d.h., der Arzt kann die unmittelbare Ursache nicht erkennen, sie aber auf die andauernde Aufnahme von giftigen Stoffen, z.B. in der Nahrung, zur\u00fcckf\u00fchren. [\u2026] Auch die Tatsache, dass die meisten dieser Chemikalien in der Umwelt verbleiben und Menschen betreffen k\u00f6nnen, die keine direkten Anwender sind, macht es schwierig, Krankheiten mit dem Einsatz von Pestiziden in Verbindung zu bringen.\u00bb<\/p><h2>Vergiftungsf\u00e4lle und Langzeitfolgen <\/h2><p>Die Amts\u00e4rztin Dr. Teresa Omwoyo war viele Jahre in Kisumu t\u00e4tig, einer stark landwirtschaftlich gepr\u00e4gten Region, in der zwei der gr\u00f6ssten Fabriken f\u00fcr Zucker- und Reisproduktion stehen. Sie sagt: \u00abVergiftungsf\u00e4lle kommen h\u00e4ufig vor [\u2026]. Ich erinnere mich an ein junges M\u00e4dchen, das mit starken Vergiftungssymptomen ins Krankenhaus gebracht wurde. Es stellte sich heraus, dass sie Organophosphat** aus einem achtlos weggeworfenen Pestizidbeh\u00e4lter getrunken hatte.\u00bb<\/p><p>Zwar kann man die meisten F\u00e4lle \u2013 wie den des erw\u00e4hnten M\u00e4dchens \u2013 gut behandeln, doch noch viele Jahre sp\u00e4ter k\u00f6nnen sich Langzeitfolgen zeigen: \u201cWenn die Substanzen ihren Weg in das zentrale Nervensystem finden, k\u00f6nnen sie mit der Zeit zu Krankheiten wie Parkinson, Alzheimer, Demenz, Depressionen und Aufmerksamkeitsst\u00f6rungen f\u00fchren.\u00bb<\/p><h2>Schutzmassnahmen und Entsorgung \u2013 ein grosses Problem <\/h2><p>Eine M\u00f6glichkeit, dem entgegen zu wirken, ist ein besserer Schutz der B\u00e4uerinnen und Bauern, die auf den Feldern die Pestizide ausbringen. \u00abKleinbauern m\u00fcssen schauen, dass sie \u00fcber die Runden kommen. Sie wissen oft nicht, dass sie eine Schutzausr\u00fcstung beim Spr\u00fchen tragen sollen. Und diejenigen, welche die Anweisungen lesen k\u00f6nnen, k\u00f6nnen sich vielleicht die empfohlenen Massnahmen nicht leisten.\u00bb Viele liessen die Chemikalien-Beh\u00e4lter an ungesch\u00fctzten Orten liegen, wo sie in die H\u00e4nde von Kindern gelangen k\u00f6nnen.<\/p><p>Es gebe auch Betriebsleiter, die auf Schutzmassnahmen achteten, so Dr. Teresa Omwoyo. Doch manchmal scheitere es dann auch an den Feldarbeiterinnen und -arbeitern selbst. Sie sagt: \u00abIch stellte Feldarbeiterinnen und Feldarbeitern Schutzkleidung zur Verf\u00fcgung, aber sie trugen sie nicht, wenn sie auf dem Feld arbeiteten, weil es zu heiss und unbequem war.\u00bb Auch Dr. Victor Ng\u2019ani sagt, dass viele die Anweisungen ignorieren w\u00fcrden. \u00abSo sind sie all den giftigen D\u00e4mpfen und Substanzen ausgesetzt, die ihren K\u00f6rper entweder sofort oder auf lange Sicht sch\u00e4digen.\u00bb<\/p><h2>Pestizid-Einsatz in Kenia <\/h2><p>Der Einsatz chemisch-synthetischer Pestizide ist in Kenia allein von 2015-2018 um 144% gestiegen. Konkret zeigen die Ergebnisse auf, dass 33 % der in Kenia zugelassenen Pestizidwirkstoffe in Europa aufgrund ihrer Sch\u00e4dlichkeit vom Markt genommen wurden. Lesen Sie mehr dazu im Interview mit der Toxikologin und landwirtschaftlichen Beraterin in Kenia Silke Bollmohr. <\/p><h2>L\u00f6sungsans\u00e4tze von Bio-Landbau-F\u00f6rderung bis zu politischer Regulierung <\/h2><p>Doch wo setzt man an, um die Probleme anzugehen? Dr. Teresa Omwoyo sieht eine L\u00f6sung in der staatlichen F\u00f6rderung von biologischem Landbau und hofft auf st\u00e4rkere politische Regulierungen: \u00abDie Regierung hat die Verantwortung, die Produktion von Bio-Lebensmitteln zu f\u00f6rdern. Ein gangbarer Weg w\u00e4re die Einf\u00fchrung von Kontrollmechanismen, um so zu steuern, was zu den Bauern und B\u00e4uerinnen gelangt. Wenn Agrarberater die B\u00e4uerinnen und Bauern mit Schulungen zur sicheren Lebensmittelproduktion erreichen k\u00f6nnten, g\u00e4be es vielleicht weniger gesundheitliche Probleme\u00bb, sagt die Amts\u00e4rztin.<\/p><p>Aufkl\u00e4rungs- und Bildungsarbeit sieht auch Dr. David Owuor als guten Ansatzpunkt: \u00abDie Landwirte m\u00fcssen \u00fcber die Auswirkungen der sch\u00e4dlichen Pestizide aufgekl\u00e4rt werden.\u00bb Und es m\u00fcssten diejenigen in die Pflicht genommen werden, welche die Produkte einf\u00fchren, denn sie seien in erster Linie an den Gewinnen interessiert. \u00abDie Frage ist: Selbst wenn die Importeure das Wissen \u00fcber die Auswirkungen einiger dieser Pestizide haben, w\u00e4ren sie ethisch genug, um den Handel mit potenziell gef\u00e4hrlichen Substanzen zu unterlassen?\u00bb Der Mediziner ist deshalb der Meinung, dass die Beh\u00f6rden strengere Auflagen zur Einfuhr bestimmter Produkte durchsetzen sollten, sodass sie gar nicht erst auf den Markt gelangen. Dann m\u00fcsste auch die Justiz \u00abihren Teil dazu beitragen, dass die definierten Strafmassnahmen gegen diejenigen ausgef\u00fchrt werden, die gegen das Gesetz verstossen.\u00bb<\/p><p>Dr. Viktor Ng\u2019ani bekr\u00e4ftigt: \u00abDie Aufkl\u00e4rung ist der Schl\u00fcssel.\u00bb Die Bev\u00f6lkerung m\u00fcsse \u00fcber die Risiken des Gebrauchs von sch\u00e4dlichen Substanzen in chemisch-synthetischen Pestiziden informiert werden. \u00abZweitens: Es sollte klar definierte Regulierungsmassnahmen geben, wie sie auch die westlichen L\u00e4nder eingef\u00fchrt haben.\u00bb Man m\u00fcsse sicherstellen, dass das Wissen \u00fcber die Auswirkungen bestimmter Agrarchemikalien auf die menschliche Gesundheit in jede Lernplattform einfliesst, sodass es im Bewusstsein sowohl der Lebensmittelhersteller als auch der Verbraucher verankert ist.<\/p><h2>Beh\u00f6rden m\u00fcssen \u00fcberzeugt werden <\/h2><p>Doch es gibt sie, die Alternativen zum Einsatz von chemisch-synthetischen Pestiziden. Dr. David Owuor sieht sie im integrierten Pflanzenschutz. Das sind \u00f6kologische Methoden, die auf ganzheitliche und umweltfreundliche Massnahmen setzen. Sie werden in vielen Biovision-Projekten erfolgreich praktiziert. Doch von der Wirksamkeit der Methoden m\u00fcsse die Forschung auch die Beh\u00f6rden \u00fcberzeugen. \u00abDie Interessenvertreter, die f\u00fcr den integrierten Pflanzenschutz und sicherere Alternativen werben, m\u00fcssen die politischen Entscheidungstr\u00e4ger einbeziehen und ihnen aufzeigen, dass diese Alternativen funktionieren und effektiv sind.\u00bb Wenn die Politik mitziehe, k\u00f6nnten diese Ans\u00e4tze ein multiplizierbares Musterbeispiel werden und \u00abdie Zug\u00e4nglichkeit und Erschwinglichkeit f\u00fcr Lebensmittelproduzenten erleichtern.\u00bb<\/p><p>* idiopathisch: ohne erkennbare Ursache, selbstst\u00e4ndig, unabh\u00e4ngig von anderen Krankheiten entstanden (von bestimmten Krankheitsbildern)<\/p><p>** Bei Organophosphaten handelt es sich um organische Phosphors\u00e4ureester (<a href=\"https:\/\/flexikon.doccheck.com\/de\/Organophosphate\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">mehr zur Toxizit\u00e4t erfahren<\/a>)<\/p><p><strong>Dr. David Omollo Owuor<\/strong> ist Mediziner, der sich auf das \u00f6ffentliche Gesundheitswesen spezialisiert hat. Er praktizierte in Kiambu, Zentralkenia, und Machakos, Ostkenia. Die beiden Gemeinden geh\u00f6ren zu den Haupt-Obst- und Gem\u00fcse-Produzenten in Kenia. <\/p><p><strong>Dr. Teresa Omwoyo <\/strong>hat viele Jahre als Amts\u00e4rztin im Kisumu-Krankenhaus gearbeitet. Kisumu ist ein Zentrum f\u00fcr Grossbetriebe wie dem Haupt-Zuckerrohr-Produzent und dem Reisanbau-Betrieb Ahero. Sie berichtet von ihren Erfahrungen bei der Arbeit auf den H\u00f6fen. <\/p><p><strong>Dr. Victor Ng&rsquo;ani <\/strong>ist Arzt am RFH-Krankenhaus in Nairobi und besitzt 15 Jahre Erfahrung als Mediziner. Er arbeitete in verschiedenen Teilen des Landes, unter anderem im Landkreis Nakuru, wo es grosse Blumen-Betriebe gibt. <\/p><p><strong>Dr. Peter Mokaya<\/strong> hat \u00fcber 30 Jahre Erfahrung als Amtsarzt und ist als Gesundheitsberater t\u00e4tig. Er ist zudem Gesch\u00e4ftsf\u00fchrer des Kenianischen Bio-Verbands (Organic Consumers Alliance) <\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;utilisation de traitements chimiques a fortement augment\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es &#8211; avec des cons\u00e9quences sur la sant\u00e9 de la population, constatent les soignant\u00b7es sur le terrain.<\/p>\n","protected":false},"featured_media":14682,"template":"","exclude-from-search":[],"newsletter":[],"region":[237],"projektthema":[373],"themen":[250],"class_list":["post-15014","story","type-story","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","region-action-en-afrique-subsaharienne","projektthema-pestizide-fr","themen-agriculture"],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-07-19 05:52:20","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"newsletter","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.biovision.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/story\/15014","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.biovision.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/story"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.biovision.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/story"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.biovision.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/story\/15014\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.biovision.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/14682"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.biovision.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15014"}],"wp:term":[{"taxonomy":"exclude-from-search","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.biovision.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/exclude-from-search?post=15014"},{"taxonomy":"newsletter","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.biovision.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/newsletter?post=15014"},{"taxonomy":"region","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.biovision.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/region?post=15014"},{"taxonomy":"projektthema","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.biovision.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/projektthema?post=15014"},{"taxonomy":"themen","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.biovision.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/themen?post=15014"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}