Un nouveau partenariat à fort potentiel d'innovation

Biovision a un partenaire de choix depuis le début 2019: l'Institut suisse de santé tropicale et de santé publique (Swiss TPH). Simon Gottwalt, biologiste moléculaire et responsable des projets de santé animale et humaine chez Biovision présente le nouveau projet "One Health" en Éthiopie et décrit les chances de cette coopération.

Simon, pourquoi avoir choisi Swiss TPH comme partenaire de "One Health"?
Dans nos projets de développement, nous testons des approches innovantes et écologiques pour lutter contre la faim. Nous menons ainsi des recherches scientifiques et essayons de déterminer quelles sont les méthodes prometteuses. Au niveau international, Swiss TPH est l’un des principaux instituts de recherche sur la santé globale. Il est donc un partenaire idéal doté d’une grande capacité novatrice. Nous souhaitons utiliser les synergies d'un tel partenariat.

Quels sont les effets de synergie que Biovision espère obtenir?

Depuis deux ans maintenant, nous essayons de relier plus étroitement la santé animale et la santé humaine avec l’approche «Une seule santé». Le nouveau projet mené en Éthiopie avec Swiss TPH complète les activités précédentes. Il utilise une méthode innovante permettant de mieux détecter les maladies animales et humaines. Si elle s'avère concluante, nous l'appliquerons aussi dans d’autres projets.

Quel rôle jouent les organisations locales jouent dans le projet?

Le projet est mené dans le cadre d'un consortium entre Swiss TPH et de l'Université éthiopienne de Jigjiga. Swiss TPH joue en quelque sorte un rôle de mentor et de formateur: les chefs de projet sont originaires de la région, mais reçoivent une formation complémentaire comme "experts one health" à travers des doctorats et des programmes de mastère à Bâle. "One Health" étant un concept relativement nouveau, il existe encore peu d’expertise en Afrique de l’Est sur le sujet. Une bonne formation dans ce domaine est donc importante. Biovision contribue exclusivement à la mise en œuvre du projet sur place et à la formation des chefs de projet éthiopiens.

Le concept "One Health" suit une approche holistique, prenant en compte des acteurs aux intérêts divers. Comment la coopération peut-elle encourager cette approche?

En reliant l'être humain, l'animal et l'environnement, le groupe de recherche "One Health" de Swiss TPH est un partenaire idéal pour Biovision. Cette équipe poursuit également une approche participative. La population locale, interrogée en détail, est toujours impliquée dans la décision sur les mesures à tester. En outre, le projet Éthiopie fait le lien entre savoirs traditionnels et technologies modernes. Par exemple, pour obtenir de meilleures informations sur l'eau et les pâturages, le système de reconnaissance nomade traditionnel est intégré aux données satellitaires.

A quelle phase se trouve le projet et quelles sont les prochaines étapes? 

Ces dernières années, Swiss TPH a étudié en détail les besoins et les problèmes de la population principalement nomade. En consultation avec les éleveurs, il a été décidé d'introduire un système d'information intégré pour la santé des gens, des animaux et des pâturages. A cette fin, une unité "One Health" - une sorte de centrale d'appels - sera créée dans les locaux du ministère de la Santé. La population sera formée à l'utilisation du système dans une prochaine étape. Ainsi, les épidémies potentiellement dangereuses et les sécheresses imminentes peuvent être détectées à l'avance. Avec le nouveau projet, Biovision soutient la mise en place de ce système d’information.

Simon Gottwalt lors d'une visite de projet dans la région aride de la Corne de l'Afrique.