Rapport spécial du GIEC confirme les conclusions de Biovision

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat GIEC a présenté le premier grand rapport sur le climat dans les écosystèmes terrestres de la Terre. Les résultats sont alarmants. Et ils corroborent de manière saisissante, du point de vue de la recherche sur le climat, ce que Biovision réclame depuis des années au vu de la sécurité alimentaire et de la préservation des ressources naturelles. Il faut un changement de cap en agriculture. L’exigence est plus que jamais d’actualité.


Dans son rapport spécial sur la gestion des terres, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat GIEC souligne pour la première fois le rôle central de la production alimentaire dans la lutte contre le changement climatique – le domaine dans lequel Biovision travaille depuis plus de 20 ans. Et le GIEC met en garde: le changement climatique va menacer l’existence des paysans, entre autres autour du bassin méditerranéen et en Afrique. Si l’on ne s’occupe pas rapidement des systèmes alimentaires, l’objectif de limiter le réchauffement à 1,5 degré par rapport à l’époque préindustrielle ne pourra plus être atteint. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat mentionne comme solution centrale le transfert si possible rapide des connaissances reconnues de méthodes de culture durables dans les pays en développement. Il fait ainsi référence à l’approche que poursuit Biovision depuis plus de 20 ans en Afrique de l’Est avec sa coopération au développement, qui repose sur des bases scientifiques et qui s’oriente sur une application pratique.
 

Hans Herren, président de Biovision
Hans Herren, président de Biovision, a été coprésident de l'International Assessment of Agricultural Knowledge, Science and Technology for Development (IAASTD), un organisme semblable au Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). En 2008, le Groupe d'experts a publié son rapport intitulé Agriculture at a Crossroads.

"Les solutions sont connues depuis plus de 10 ans"

Hans Rudolf Herren, co-fondateur et président du conseil de fondation de Biovision, déclare: «Nous saluons le rapport du GIEC – bien qu’il arrive un peu tard!» En 2008 déjà, le rapport mondial sur l’agriculture de l’ONU (site internet en anglais), co-présidé par Hans Rudolf Herren, arrivait à la conclusion qu’un changement radical dans l’agriculture est nécessaire pour garantir la sécurité alimentaire et la préservation des ressources naturelles. Le GIEC n’a pas le droit d’émettre des recommandations. Cependant, on peut lire entre les lignes la revendication de convertir les systèmes d’alimentation mondiaux à l’agro-écologie, et cela sans perdre davantage de temps – c’est aussi ainsi que les médias des quotidiens anglais «Guardian» et romand «Le Matin» ou encore zurichois «Tages-Anzeiger» l’ont interprété. Le «Tages-Anzeiger» cite la déclaration suivante de Hans R. Herren: «Nous devons nous éloigner d’un système industriel nocif pour le climat, qui repose sur des quantités très élevées d’intrants tels qu’engrais chimiques, semences hybrides, pesticides artificiels, pour se rapprocher d’une agriculture écologique holistique.»

Les consommateurs doivent repenser leur attitude

Si les consommatrices et les consommateurs s’y mettent, entre autres en réduisant la consommation de viande, alors une alimentation durable de la population mondiale est possible avec l’agro-écologie. C’est ce qu’a montré récemment une étude de l’Institut français et indépendant du développement durable et des relations internationales IDDRI. Hans R. Herren, lauréat du prix Nobel alternatif et expert reconnu au niveau mondial en agriculture durable, estime: «Les solutions sont là, il nous suffit de les mettre en œuvre. Et nous devons commencer maintenant.»