28.07.2017

Le long chemin vers l'eau

Textes et photos de Meng Tian, ​​communication et rédaction en ligne de Biovision

Les lieux idylliques ont aussi des problèmes quotidiens. Dans l'Ecole de la Forêt de Mpigi, en Ouganda, les jeunes pousses ont besoin de boire beaucoup. Mais l’eau n’est pas tout près…

A deux heures et demie seulement de la trépidante capitale Kampala, Buyijja Forest School est située au sud de l'Ouganda. Si proche, mais pourtant si différente. L'air frais vous invite à l'inhalation profonde. Partout, ça sent bon la nature - que ce soit des arbres, des plantes médicinales ou des engrais naturel. La vue sur le lointain vous plonge tout de suite dans un rêve.

  • Dans cette perspective, l'enthousiasme des habitant-e-s de Buwama pour la médecine traditionnelle et la nature devrait être éveillé.
  • Pour faire pousser un bel environnement, davantage de jeunes plants doivent être cultivés l'école.
  • Les jeunes pousses ont besoin de beaucoup d'eau et de soins.
  • Benard Kato est le gardien de la pépinière.
  • Benard et sa routine matinale de l'eau.
  • Car l'eau ne coule pas toute seule vers les plantes.
  • Benard doit faire chaque matin et chaque soir une cinquantaine de courses pour aller chercher l'eau : 100 mètres jusqu'à l'étang et 100 mètres pour le retour.
  • Avec ces soins, les arbres grandissent sainement - y compris dans la surface consacrée au projet Biovision.
  • Sur la colline de la propriété, on construit une plate-forme d’observation, qui sera utilisée comme lieu de rencontre pour les gens de la région.
  • Promenade le soir sur le terrain de l'Ecole de la Forêt de Mpigi, en Ouganda. Aussi paradisiaque que sur l’image.


Même un endroit aussi idyllique a des problèmes. Une source centrale et fiable d'eau serait indispensable - surtout maintenant que la sécheresse est une réalité. Benard Kato est un employé de PROMETRA, responsable de la pousse des plantons : « Je remarque que les plantes ont besoin maintenant de plus d'eau que d'habitude. Elles sèchent plus vite et se développent plus lentement. Pour moi, cela signifie plus de travail dans l’arrosage et la surveillance ».

Arroser est plus facile à dire qu'à faire. Le chemin vers l’eau est bien long - surtout si on n’a que deux petits bidons. Il faut aller les remplir à 100 mètres dans l'étang. «Je dois faire quatre ou cinq courses par rangée de semis en croissance... au total 50 courses pour tout arroser. Je le fais chaque matin et chaque soir », relève cet expert en botanique, en revenant avec ses bidons pleins. « Une pompe à eau à proximité immédiate du jardin, ce serait génial. Cela m’épargnerait tout ce travail, et je pourrais alors examiner bien d’autres plantes et les faire pousser ».

Sur un terrain spacieux de 30 hectares, l’école de la forêt est un lieu d’apprentissage. Biovision soutient le projet depuis 2012 en collaboration avec le partenaire local PROMETRA. Tous les mercredis, une centaine de guérisseuses et guérisseurs viennent à l'Ecole de la forêt pour suivre leur formation de trois ans. Les étudiants - des femmes et des hommes de Buwama, dans le district de Mpigi, jeunes et moins jeunes – acquièrent des connaissances médicinales, tout en se familiarisant avec la protection de l'environnement. On commence par la forêt, les jeunes plants et l’étang à poissons. Les élèves sont aussi appelés à sensibiliser la population à l’écologie. Apprendre à utiliser la nature avec précaution est le premier pas vers une région durable.

» Plus de récits sur l'Ecole de la Forêt à Mpigi

» Plus d'informations sur le projet