Biovision présente une nouvelle étude à COP25

"Le moment d'agir" ! C’est la devise de la 25e Conférence mondiale sur le climat (COP25) à Madrid, qui a débuté au début de la semaine. Biovision, qui est sur place, présentera sa dernière étude dans plusieurs événements de haut niveau. Elle montre comment l'agroécologie peut protéger le climat et améliorer la résilience de l'agriculture face au réchauffement. 


Par Martin Grossenbacher, responsable de la communication

Les populations des pays du Sud sont particulièrement touchées. Saisons des pluies irrégulières, sécheresses, tempêtes et inondations détruisent leurs champs, déciment leurs récoltes et provoquent l'insécurité alimentaire. Cette crise frappe principalement les agriculteurs.trices. Leurs bases de production, le sol et l’eau, sont directement menacés. Les petits exploitants d'Afrique subsaharienne – qui produisent 75% des aliments sur le continent – font face à des défis existentiels, car leur capacité d'adaptation est très limitée.

L’agroécologie peut réduire le changement climatique

Biovision s'engage depuis longtemps pour faire reconnaître l'agriculture biologique comme une méthode permettant de réduire les causes et les effets du réchauffement planétaire (voir projet) . À Madrid, Fabio Leippert et Martin Herren de l’équipe Dialogue politique et plaidoyer (DPP) montrent la contribution que l’agroécologie peut apporter à la protection du climat et, surtout, à la résilience face au réchauffement. En collaboration avec la FAO et le FiBL, Biovision a mené cette année sa propre étude. Elle sera présentée pour la première fois à Madrid lors de divers événements devant des délégué.e.s gouvernementaux et la société civile.

Une nouvelle étude soutient l'approche Biovision

Les résultats de l'étude appuient l'hypothèse selon laquelle l'agroécologie augmente la résilience climatique, notamment en renforçant deux aspects : d’une part les principes écologiques, en particulier la biodiversité, la diversité globale et la santé des sols (méta-analyse et résultats d'études de cas) et d’autre part les aspects sociaux, en particulier la co-création et l'échange de connaissances ainsi que le développement continu des traditions (résultats d'études de cas).
L'étude démontre de manière convaincante comment l'agroécologie peut contribuer à la protection du climat et, surtout, à la résilience face au réchauffement. La fermeture des cycles des ressources naturelles et l'amélioration de la santé des sols peuvent réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre. Dans le même temps, l'agroécologie augmente la résistance des petites exploitations agricoles, notamment grâce à une diversification accrue et à l'utilisation de synergies naturelles. 

L'étude a également examiné dans quelle mesure l'agroécologie est déjà ancrée dans la politique nationale et internationale, et là où il est possible de renforcer politiquement l'agroécologie en tant que mesure de lutte contre le changement climatique. Vous trouverez ici un résumé préliminaire de l'étude qui sera disponible en 2020.

Une semaine à la COP25

Reportage Illustré par Johan Billy du REFEDD (REseau Français des Etudiants pour le Développement Durable)

Johan Billy est un jeune étudiant français en "Ingénierie et Gestion des Projets Environnementaux" à l'Université Paul Valéry à Montpellier. Il a fait partie de la quarantaine d’étudiants invités à participer à la Cop25 (Conférence des Nations Unies sur le changement climatique) en décembre passé avec le REFEDD (REseau Français des Etudiant-e-s pour le Développement Durable). Il en a ramené un excellent reportage illustré sur le thème de l'agriculture qu'il a suivi en particulier Il y parle d'agroécologie et présente les projets auxquels Biovision a contribué!

Sa conclusion est encourageante et pleine de bon sens: "Après mon retour et lors de l'élaboration de cette bande dessinée, j'ai constaté que tout ce que le grand public semble avoir retenu de la COP25 c'est que ce fut un échec. Pour moi, c'est le meilleur de ce que notre société peut produire en matière de négociations internationales au sujet de l'urgence climatique. C'est le reflet de freins liés à notre immaturité, à nos contradictions et à la compétition économique. Mais c'est aussi l'expression d'un effort où les représentants de 197 pays discutent du bien commun."

Pour découvrir cette petite bande dessinée: ouvrir le document PDF.