Le savoir, ça nourrit

Les connaissances écologiques que nous apportons aident les familles paysannes à mieux vivre.

Le développement est enraciné dans le savoir. Traditionnellement, les connaissances paysannes sont transmises des parents aux enfants. Mais cela ne suffit plus pour faire face aux problèmes actuels : les nouveaux parasites, la raréfaction des terres ou les impacts dévastateurs du changement climatique appellent de nouvelles solutions. En Afrique subsaharienne, plus de 80 % de la population vit de l’agriculture. Une amélioration des conditions de vie sur ce continent doit donc commencer par les paysan-ne-s. Biovision favorise le développement et la diffusion d’approches holistiques. C’est ainsi que nous aidons les gens à se libérer eux-mêmes de la faim et de la pauvreté.

 

« Aujourd’hui, nous allons très bien »

Tesfaye Ejeta a réussi : il a résisté au destin et échappé au piège de la pauvreté.

Pour Tesfaye Ejeta, il n’y avait aucun avenir dans sa terre d’origine, sur les hauts plateaux d‘Éthiopie. Il a donc suivi un appel du gouvernement et s’est installé en plaine, dans la région de Tolay. Là, il a commencé à gagner sa vie comme producteur de maïs. Mais il devait se battre avec des parasites qui dévastaient une grande partie de sa récolte. Ce petit paysan vivait avec son épouse Layla dans la pauvreté et l’insécurité constante.

Un jour, des spécialistes de l’institut de recherche sur les insectes icipe, partenaire local de Biovision, sont arrivés au village. Tesfaye Ejeta, avec environ 200 autres paysan-ne-s, s’est familiarisé avec la méthode push-pull pour la culture du maïs et du mil. Les éléments-clés de cette méthode sont deux plantes auxiliaires qui chassent les parasites, attirent les bénéfiques et empêchent la mauvaise herbe striga de
pousser, tout en alimentant le sol en azote. Moins de coûts, plus de revenus Le succès a tout de suite été au rendez-vous. Tesfaye Ejeta a pu réduire nettement ses pertes de récolte et économiser les frais d’engrais artificiels. Et les plantes auxiliaires qui éliminent les parasites sont aussi un excellent fourrage qui fortifie le bétail – quatre grands boeufs, deux vaches, une génisse portante, deux veaux, six chèvres et un mouton. Il affirme : «Aujourd’hui, tout va bien pour nous.» Mais ce n‘est pas la fin de l’histoire. Prochainement, Tesfaye va initier cinq voisin-e-s à la méthode push-pull. Et à leur tour, leur vie va changer du tout au tout.

 

Push-Pull («pousser-tirer») est une technologie intégrée et respectueuse de l'environnement, qui augmente les rendements en luttant contre les ravageurs. En même temps, elle protège les cultures contre le dessèchement et améliore la fertilité du sol de façon naturelle.

Du desmodium est planté entre les rangs de maïs ou de mil. Son odeur repousse (push) les papillons foreurs (pyrale du maïs). Le desmodium aide aussi la terre à mieux absorber et retenir l'humidité; parallèlement, il augmente la fertilité en fixant l'azote dans le sol. Enfin, il combat la mauvaise herbe striga, ce qui réduit encore les pertes de récolte.

Autour des champs, on plante l'herbe à éléphant, qui attire les papillons hors des cultures (pull). Les larves des parasites s'étouffent ensuite dans le lait de feuilles collant de cette plante. L'herbe à éléphant, la brachiaria et le desmodium sont en outre un complément alimentaire sain et bienvenu pour le bétail.

 

Chaque don compte !

Avec cette campagne, Biovision souhaite réunir 700 000 francs pour des projets
qui vont améliorer la qualité de vie des familles paysannes en Afrique de l’Est
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Ensemble, nous pouvons faire bouger les choses. Chaque don compte !

Vous pouvez suivre l'évolution des dons ici. Les chiffres sont mis à jour tous les lundis.