La région urbaine autour de Malindi sur la côte de l’Océan Indien offre aux moustiques de nombreux lieux de ponte créés par l’homme: trous et nids de poule, puits ouverts et étangs provenant de canalisations bouchées. Les piscines des hôtels, qui ne sont pas entretenues durant la saison des pluies, sont aussi des foyers actifs se situant à proximité des lieux d’habitation.
Le plus important est d’informer les personnes concernées sur les dangers que représentent les eaux stagnantes comme lieux de reproduction pour les moustiques (manifestations publiques d’information sur la maladie).
Pour cela, des habitants sont formés pour devenir des Mosquito Scouts. Leur rôle, très important, est d’assurer la participation active de la population dans une lutte durable contre la malaria. Un travail communautaire permet d’assécher les étangs. Si ce n’est pas possible, on traite l’eau avec une bactérie non polluante (la Bti, Bacillus thuringiensis israelensis), afin de détruire les larves de moustique.
Les groupes particulièrement vulnérables (mères et jeunes enfants) reçoivent des moustiquaires imprégnées. Bien utilisées, elles constituent la meilleure protection contre les piqûres de moustiques porteurs de la malaria.