
La plus grande partie de la population du Benishangul-Gumuz vit de l’agriculture. Malgré la fertilité des sols et les conditions climatiques favorables, la région souffre régulièrement de manque de nourriture (green hunger). Une des causes principales en est la mouche tsé-tsé. Elle est le principal vecteur de transmission de la mortelle maladie du sommeil qui touche les hommes et les animaux (nagana).
Dans les régions touchées il n’est plus possible de faire de l’élevage. Comme en Ethiopie l’agriculture repose largement sur l’emploi de la charrue à boeufs, de grandes surfaces cultivables restent en friche à cause du manque d’animaux de trait, ce qui aggrave la situation alimentaire et les conditions de vie des populations. Il existe donc un grand besoin de formation dans le domaine des méthodes intégrées de contrôle écologique de la mouche tsé-tsé et dans celui de l’agriculture biologique.
Biovision soutient le BEA et l’icipe, ses partenaires de longue date, pour mettre sur pied une ferme modèle biologique servant de centre de formation pour les paysans, mais aussi pour des groupes de conseillers et de personnes ressources de toute la région. Les petits paysans apprennent, dans des formations centrées sur la pratique et sur leurs besoins, comment protéger leurs boeufs des piqûres de la mouche tsé-tsé. On leur apprend à utiliser en même temps des méthodes de l’agriculture biologique dans leurs fermes et dans leurs champs.
En plus des cours pratiques sur le contrôle des mouches tsé-tsé et l’agriculture biologique (avant tout production et utilisation du compost, des engrais et du biogaz), on parle aussi de sujets importants et complémentaires comme le marketing, la promotion de la santé des personnes, le planning familial et la prévention du VIH.